« ROBOLUTION » ou robot-révolution : point d’étape

Cyborg, robolution

 

La robolution, néologisme formé à partir des mots « robot » et « révolution » désigne les bouleversements engendrés par la généralisation des robots mécaniques au travail et à la maison.
Il y aurait, selon la Fédération internationale de robotique, plus de 12 millions de robots dans le monde. Les robots sont d’ores et déjà fortement utilisés dans l’industrie (automobile, aéronautique, mécanique…) pour automatiser des tâches répétitives ou dangereuses. Il existe aussi des robots humanoïdes d’aide à la personne, des robots professeurs ainsi que des robots animaux.
Grace au développement de l’intelligence artificielle, les automates sont devenus des robots effectuant des tâches programmées interagissant avec leur environnement.
Certains pensent que l’avènement des robots permettrait un partage du travail optimal, les tâches pénibles étant réservées aux robots; l’homme se consacrant au contrôle, à la maintenance des machines et aux taches à valeur ajoutée.
D’autres envisagent une collaboration étroite entre la machine et l’homme afin d’allier les performances des robots à la créativité et l’intelligence humaine (en particulier le transhumanisme). Les amateurs de science-fiction vont plus loin en imaginant un être mi-homme, mi-robot.
Au fur et à mesure que les robots deviennent plus humains (qu’ils réfléchissent, apprennent et corrigent leurs erreurs), un cadre juridique et éthique devient indispensable afin d’interdire la conception de robots susceptibles d’attenter à la sécurité ou à la dignité des humains. Le 15 février 2017, le Parlement Européen a demandé à la Commission européenne de définir les normes juridiques et éthiques applicables aux robots.
De fait, la « robolution » semble pour le moment plus un slogan qu’une réalité, la réorganisation des taches au travail et à la maison s’organisant très progressivement.
La révolution des bots numériques, la « bolution », semble plus proche, porteuse de davantage de destruction massive d’emplois que celle des robots mécaniques.
Les tâches réalisées par les bots devenant de plus en plus sophistiquées, il est à craindre qu’une partie des actifs les moins qualifiés et « les moins numérisés » soient boutés progressivement hors du marché du travail.
 
Aller plus loin:
 
The Second Machine Age: Work, progress and prosperity in a time of brilliant technologies- Erik Brynjolfsson, Andrew Mac Affee
Rise of robots: Technology an the threat of a jobless future- Martin Ford

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