INEGALITES HOMMES-FEMMES: où en est-on ?

D’après une étude récente du Forum économique mondial, la parité économique femme/homme pourrait être atteinte en 2186…
 En 2017, les préjugés et les déséquilibres femme/homme demeurent toujours flagrants. 
En France, hors l’espérance de vie à la naissance plus élevée pour les femmes (85,4 ans contre 79,3 ans pour les hommes), les inégalités femme/homme persistent toujours en matière d’éducation, d’emploi, de salaires, de conditions de vie, de pauvreté ainsi que dans la vie politique.
Les femmes ont beau représenter 56,8% de l’effectif étudiant à l’Université, de grandes disparités demeurent:
– Les étudiantes sont en effet très largement majoritaires dans les filières littéraires, sciences sociales ou humaines ou les langues mais très minoritaires dans les filières scientifiques ou techniques ;
– Au niveau doctoral, elles sont minoritaires. Plus on s’élève dans la hiérarchie universitaire (enseignants, chercheurs, directeurs de recherche ou recteurs), plus leur part diminue (8 % de l’effectif des Académies) ;
– Leur intégration professionnelle est également plus difficile.
En matière d’emploi, si le taux de chômage s’est rééquilibré ces dernières années, les femmes se retrouvent plus souvent en temps partiel forcé que les hommes et sont moins bien payées (25 % de moins tous types d’emplois confondus) :
– Les femmes occupent des postes moins qualifiés, moins rémunérés et travaillent dans des secteurs à bas salaires (commerce, aide à la personne, services) ;
– Plus on s’élève dans la hiérarchie, plus les écarts de salaires sont importants ;
– Les femmes restent très minoritaires dans les postes à responsabilité les plus fortement rémunérés ;
– A poste et qualification équivalents, l’écart de salaire voire « la discrimination salariale » est de l’ordre de 12,5 % .
La précarité atteint plus les femmes, notamment celles de moins de 30 ans et de plus de 75 ans.
Sur le plan domestique, les femmes consacrent 3 h et demi par jour aux tâches quotidiennes contre 2 h pour les hommes.
Dans la vie politique, la parité femme/homme imposée par la loi dans les assemblées locales ne doit pas cacher le fait qu’elles sont écartées des fonctions exécutives où réside véritablement le pouvoir (présidence et vices présidence de conseils). Dans les assemblées nationales, leur part est à peine de 25 %. Elles sont très minoritaires dans les fonctions de maire (15 %).
Si la loi a permis des avancées significatives en terme de parité femme/homme, les préjugés, les discriminations et les schémas mentaux préétablis sont toujours des freins puissants à la réduction des inégalités femme/homme.
Pour aller plus loin:
 
L’observatoire des inégalités:   http://www.inegalites.fr
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