MATHEMATIQUES : une désaffection proche du péril national !

Mathématiques
Hormis quelques brillants représentants titulaires de prix prestigieux, notre pays connait une désaffection croissante pour les mathématiques. 
Dans les filières scientifiques et l’enseignement des mathématiques, les vocations sont en chute libre. 
Les budgets consacrés à la recherche fondamentale étant généralement basés sur les effectifs prévisionnels, l’appauvrissement de notre pays en termes de compétences scientifiques semble quasi inéluctable, d’autant qu’une grande mobilisation n’est pas à l’ordre du jour.
Or, nous n’avons jamais eu autant besoin de mathématiciens.
En particulier, la révolution amorcée par la convergence des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) est gourmande en cerveaux mathématiques maniant les algorithmes les plus complexes.
L’algorithme (suite d’instructions finies pour résoudre un problème donné), porté au pinacle par les grandes sociétés technologiques, est devenu le plus puissant moteur de transformation économique. Après avoir trouvé ses premiers développements dans la finance et l’industrie culturelle, il connaît de nombreuses applications dans la quasi totalité des secteurs économiques. 
La capacité d’un pays à suivre les avancées technologiques dépend de sa capacité à démultiplier les vocations pour les mathématiques, sans en dénaturer l’enseignement. Rendre les mathématiques plus pratiques, en limitant le maniement des notions abstraites et l’entraînement au raisonnement, ne semble qu’un pis aller.
Baisser le niveau général pour enrayer la chute des vocations trouvera à un moment ses limites …
Un plan d’urgence pour redonner la bosse des mathématiques au plus grand nombre n’a jamais été autant d’actualité !
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