COACHING : mode d’emploi

Dans une société marquée par l’individualisation et le développement personnel, le coaching est à la mode. Réservé auparavant à la sphère professionnelle, le coach se décline à présent dans tous les domaines de la vie quotidienne : coach scolaire, coach sportif, coach en rangement, coach en prise de parole…
Le coaching se définit comme une relation suivie permettant dans une période définie d’obtenir des résultats concrets et mesurables dans la vie professionnelle ou personnelle. À travers ce processus, le client est censé approfondir ses connaissances et améliorer ses performances.
Coacher vient du terme anglais coach (répétiteur aidant l’étudiant ou le sportif à préparer une épreuve) dérivé du français coche (voiture à cheval conduite par un cocher). Il consiste à aider une personne à trouver en elle-même les réponses aux questions qu’elle se pose et aux problématiques qu’elle rencontre.
Le coach accompagne la réflexion au travers d’outils qui facilitent le questionnement et l’accouchement des consciences. Par rapport au psychologue, il se focalise plus sur le comment que le pourquoi et contrairement au consultant, il n’apporte pas de solutions toutes faites.
En entreprise, il permet au bénéficiaire d’acquérir une meilleure connaissance de lui-même dans sa relation avec les autres et d’appréhender les relations que les autres ont avec lui.
Son objectif est d’assainir les rapports entre les collaborateurs pour qu’ils soient plus efficaces.
En développant l’intelligence émotionnelle du manager, il lui permet de développer bienveillance et sens collaboratif. En contribuant à la performance du collectif et du bien-être en entreprise, le coach est un support à la fonction de manager. Cette neutralité bienveillante et le postulat que le manager détient en lui les ressources nécessaires pour assumer sa fonction libère l’autonomie, la pertinence de ses actions et le contrôle de son environnement.
Les problématiques professionnelles de coaching individuel ou d’équipe peuvent être multiples : gestion du stress et des émotions, gestion du changement, dépassement d’un obstacle professionnel, gestion des conflits, développement du leadership, travail à distance ou transverse, prise de fonction…
La prestation s’étale sur plusieurs mois afin que le coaché puisse mettre en application les stratégies élaborées avec son coach, en évalue leurs effets et ajuste son comportement. Le coût oscille entre 5000 et 10 000 € pour 20 h en moyenne (10 à 12 séances).
Comment choisir son coach ?
La profession de coach n’étant pas réglementée et étant de plus en plus pratiquée, pour éviter les risques liés à la manipulation ou à l’incompétence, il y a lieu de porter attention :
– au parcours, à l’expérience et à la formation du coach (de nombreuses écoles de management telles HEC délivrent des formations complètes) ;
– à son recensement dans des organisations professionnelles de coaching ;
– à son approche professionnelle (règles déontologiques — confidentialité, bienveillance, neutralité, nombre et coût des séances, cadre précisément établi, documents de synthèse remis…).
Cet art de l’accompagnement, de développement des ressources émotionnelles personnelles pour atteindre des objectifs précis requiert beaucoup d’expérience, de bienveillance et de professionnalisme. Il nécessite un fort investissement et du pragmatisme afin de rétablir certaines bases élémentaires et cheminer vers les solutions les plus adéquates. Le coach doit susciter les bons questionnements, donner des clés de réflexion, mettre à jour les traits de caractère et aider à gérer différentes taches grâce à des outils et des méthodes adéquates.
Raisonner uniquement en termes d’augmentation de rentabilité comportementale et pousser à intérioriser les impératifs de performance et de compétitivité sont les principales limites au coaching tous azimuts.
Par ailleurs, normaliser les comportements et l’intelligence relationnelle peut avoir pour conséquence de mettre de côté l’irrationnel et le sens critique.
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