ATYPISME : une force pour l’entreprise

Personnes atypiques
Dans un univers changeant, instable, où la concurrence s’accentue et se mondialise, la capacité des entreprises à se différencier n’a jamais été aussi stratégique.
Penser « out of the box »,  s’entourer de talents plus que de compétences, être ouvert à des pensées et des comportements originaux deviennent clés.
Le recours à l’atypisme (ce qui n’est pas conforme, dans le moule, standard) peut ainsi permettre à l’entreprise de se situer là où on ne l’attend pas, de surprendre l’utilisateur et d’initier de nouvelles expériences différenciantes.
Qu’est-ce qu’un manager atypique ?
C’est un manager aux caractéristiques (identité, parcours professionnel), au système de pensée ou au comportement différents de ceux de ses pairs.
Pourquoi peut-il être déterminant pour l’entreprise ?
Parce qu’il est différent, qu’il a appris à s’accommoder du comportement parfois agressif des autres à son égard, qu’il a soif de connaissance, de s’intégrer et de s’impliquer dans sa tâche, qu’il est proche de la passion et prend en compte l’aspect humain. Attachant plus d’importance à la qualité des relations qu’au rang hiérarchique, il sait comment conduire et motiver ses équipes. L’Humain est au centre de son management, car il partage des sentiments vécus et des valeurs avec ses collaborateurs. Il est très attentif à développer l’intelligence émotionnelle de chacun pour favoriser la coopération et à laisser s’épanouir les talents. Par construction personnelle, il n’hésite pas à leur laisser une liberté d’action pour  accomplir leur mission. Son intelligence des situations, son humanité en font généralement un manager aimé et envié des autres.
Nombre de patrons et de dirigeants atypiques (autodidactes, à la forte personnalité et au parcours chaotique) ont fait de leur différence un atout pour réussir tout en prenant soin de leurs collaborateurs. Parce qu’il s’est construit dans la douleur, le manager atypique s’est forgé une résistance et un caractère qui l’ont rendus quasi indestructible, porteur d’un management humain et concret.
Pourquoi les entreprises sont inconfortables avec les managers atypiques ?
L’atypisme n’est pas encore accepté à sa juste valeur dans l’entreprise, car il se heurte au fonctionnement normé, à une culture de prise de risque minimale et à l’endogamie. L’entreprise est par ailleurs mal à l’aise avec des profils qui ont des motivations et des objectifs différents de l’employabilité, la rémunération ou le prestige de l’entreprise et/ou de la fonction. Les managers atypiques sont plus difficiles à cerner et à contrôler, à moins qu’il n’adhérent et respectent des règles fixes fixées par la direction. Les entreprises qui attachent de l’importance aux normes, aux codes sociaux, à la forme et aux moyens sont plus réticentes à leur faire confiance.
Comment l’entreprise peut-elle intégrer les managers atypiques ?
L’entreprise qui souhaite favoriser une démarche non conventionnelle, plus créative, plus humaine, basée sur l’intelligence collective dans toutes les acceptions du terme, a tout intérêt à passer un contrat moral avec un manager atypique. Il s’agit de définir sa mission, ses objectifs et les valeurs fondamentales partagées tout en le laissant libre d’exercer ses talents d’animateur et de différenciateur. Le manager atypique s’apparente à certains entraîneurs sportifs fantasques, iconoclastes ou mystiques, admirés et jalousés, auxquels on pardonne beaucoup lorsque les résultats sont la hauteur.
Le juge de paix du manager atypique, c’est le résultat. Les moyens employés sont intuitifs, issus d’une riche expérience et en quête d’adhésion collective.
En plaçant l’élément humain au centre de l’entreprise, le manager atypique va  contrebalancer les effets déshumanisants de la mutation digitale et permettre à l’entreprise de devenir « agile« .
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