WAR ROOM : un outil d’intelligence collaborative

Comment s’organise-t-elle ?

Organiser une war room requiert de :

  • définir la problématique à adresser ;
  • choisir les participants ;
  • définir le lieu qui doit être sécurisé ;
  • équiper le lieu pour visualiser en temps réel et de façon synthétique l’information nécessaire à son bon fonctionnement (généralement, mis en place d’un premier mur regroupant les principaux indicateurs internes et externes et d’un second destiné aux initiatives en cours) ;
  • se réunir dans des conditions opérationnelles et confortables.

De statique et ponctuel, liée à une situation de crise, l’utilisation de la war room est devenue plus dynamique.

Quelles sont ses nouvelles applications ?

Le « shadow cabinet » revient à installer des membres d’un comex dans des comex simulés des principaux concurrents. On leur donne toute l’information nécessaire et disponible afin de produire des points de vue de la concurrence proches de la réalité. Cela peut s’avérer utile pour l’entreprise, malgré leur caractère hypothétique.

Une autre application est celle de la social média war room.

Le but est de « marketer » un évènement sur les réseaux sociaux ou de réagir à une crise digitale affectant son e-réputation.

Des spécialistes des réseaux sociaux (« digital accelerators » chez Nestlé) sont réunis dans un même lieu pour faire face aux évènements et aléas liés à la vie des marques.

Cette activité de surveillance fait partie intégrante de la politique d’image et de marque de l’entreprise.

Hors situations de crise ou surveillance au fil de l’eau de l’e-réputation de l’entreprise, la war room n’est pas adaptée à un fonctionnement managérial à moyen terme.

En effet, elle est génératrice de stress, de tensions et de conflits entre les personnes.