INTELLIGENCE COLLECTIVE : moteur de l’entreprise agile

intelligence collective
L’adaptation aux changements liés à la numérisation et à la mondialisation, les aspirations nouvelles des jeunes générations et les demandes personnalisées des utilisateurs nécessitent la mobilisation de l’intelligence collective de l’entreprise.
De quoi s’agit-il ?
L’intelligence d’un groupe issue d’interactions organisées serait plus efficiente que celle des individus qui la composent, s’exprimant de façon isolée.
Pierre Levy, auteur du livre « L’intelligence collective », la définit comme « une intelligence distribuée, valorisée, coordonnée en temps réel, permettant une mobilisation effective des compétences ».
Quelles sont les différentes formes d’intelligence collective ?
  • l’intelligence collective originelle est fondée sur une équipe complémentaire soudée et tendue vers un objectif commun ;
  • l’intelligence collective pyramidale comporte une autorité, une hiérarchie, une autorité et des règles strictes ;
  • l’intelligence collective en essaim est un système fonctionnant en aveugle où chaque individu ne perçoit pas les attitudes des autres membres ou celle de l’entité dans son ensemble.
Quelles formes de travail collaboratif développent l’intelligence collective ?
  • la communauté d’intérêts ;
  • l’échange convivial et interactif ;
  • l’autonomie et l’égalité entre les individus ;
  • la responsabilisation individuelle à des engagements communs ;
  • un processus et des règles de fonctionnement partagé ;
  • un management d’influence, d’adhésion et de coopération se substituant au management hiérarchique ;
  • la valorisation des apports individuels. 
Quels sont les dysfonctionnements possibles de ces formes de travail collaboratif ?
L’organisation de type communautaire ou 2.0. peut générer :
  • une coopération inégale (adoption à la majorité ou par quelques uns de décisions contestables) aboutissant à la résignation ou la passivité de ceux qui n’adhèrent pas aux décisions prises ;
  • des comportements et des effets de groupe poussant au conformisme, à l’aveuglement, à la fermeture ou la crainte et à la stérilisation des intelligences individuelles.
Quels outils utiliser ?
Les plateformes de collaboration, les réseaux sociaux d’entreprise, les logiciels de gestion de projet ou les applications peuvent faciliter l’expression, l’apprentissage et l’efficacité de l’intelligence collective en :
  • donnant une vision, des objectifs et un cadre d’exercice ;
  • favorisant l’anonymat et l’expression libre ;
  • insufflant des énergies, des expériences et des compétences extérieures ;
  • permettant une démarche itérative, d’apprentissage, cocréativité et d’implémentation.
Quel management de l’intelligence collective ?
L’auto-organisation ou une ambiance conviviale de travail ne suffit pas. 
Il s’agit d’adopter des règles strictes :
  • parité,
  • partage de toutes les informations,
  • association de compétences variées,
  • libre expression,
  • méfiance à l’égard du conformisme et des effets moutonniers,
  • organisation de tours de parole,
  • gestion des égos,
  • développement de l’intelligence émotionnelle : apprendre à reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes.
Pour s’épanouir et donner ses pleins effets, l’intelligence collective ne va pas sans une culture et un management de « l’intelligence collaborative », des règles et une vision globale à l’origine de l’engagement et du sentiment de fierté des collaborateurs.
Fédérer autour d’un projet global est clé pour gérer les problèmes d’égos et faire en sorte que chacun donne le meilleur de lui-même.
L’intelligence collective est une intelligence de partage des savoirs, de fonctionnement optimal en équipe et de gestion des émotions d’individus composant la collectivité.
Elle ne peut se développer que si tous adhèrent à ce mode de co-construction et de co-production des expériences basé sur des méthodes, des outils et un accompagnement spécifiques.
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