BURN-BORE-BROWN-BLUROUT : les multiples pathologies liées au travail

burn-out

Les délégués du personnel (DP) ont pour mission générale de représenter les salariés sur l’ensemble des dispositions du Code du travail, dont la santé et la sécurité (article L. 2313-1 du Code du travail).
Concernant les risques psychosociaux, les délégués du personnel peuvent :

  • évoquer lors des réunions mensuelles les situations qu’ils entendent soumettre au chef d’entreprise,
  • saisir l’employeur d’une situation d’atteinte aux droits des personnes, à leur santé physique et mentale ou aux libertés individuelles dans l’entreprise (article L. 2313-2 du Code du travail),
  • permettre la consultation de leur registre recensant les problèmes rencontrés par les salariés durant les derniers mois. 

Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) contribue à la protection de la santé et de la sécurité des salariés et à l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment par :

  • l’analyse des conditions de travail et des risques professionnels ;
  • la vérification, par des inspections et des enquêtes, du respect des prescriptions législatives et réglementaires et de la mise en œuvre des mesures de prévention préconisées ;
  • le développement de la prévention par des actions de sensibilisation et d’information;
  • l’analyse des circonstances et des causes des accidents du travail ou des maladies professionnelles ou à caractère professionnel, par le biais d’enquêtes.

Au plus tard le 1er janvier 2020, le comité d’entreprise, les délégués du personnel et le Comité hygiène-sécurité et conditions de travail vont fusionner en une seule entité appelée CSE (Comité social et économique) qui sera directement en charge de la prévention des risques psychosociaux et des conditions de travail.

À l’extérieur de l’entreprise, la consultation du médecin de famille, les consultations Souffrance et Travail et des cliniciens spécialisés peuvent s’avérer précieuses.

Avec la parcellisation des tâches entrainant démotivation et perte de sens, le champ des maladies psychiques liées au travail s’élargit de jour à jour. Une  approche bienveillante se développe dans certaines entreprises pour adresser ces problématiques pénalisantes en terme de bien-être au travail, d’efficacité et d’attractivité.

Qu’en est-il des conditions de travail des freelances sortis du champ réglementaire de l’entreprise ?

Les conditions précaires, la non-appartenance à l’entreprise, la dépendance liée à la relation de sous-traitance aboutissent souvent à une dégradation des conditions de travail des indépendants. Or, au même titre que les collaborateurs de l’entreprise, la qualité et l’implication de ces derniers dépendent des conditions de collaboration (l’expérience fournisseur) avec les entreprises qui les emploient à durée déterminée et au coup par coup. Exercer des relations exécrables de domination en profitant de l’absence de protection des risques psycho-sociaux des prestataires n’est pas viable.

De fait, malgré l’ubérisation à marche forcée,  le réenchantement du travail en interne ou en externe s’avère la condition sinequanone de l’engagement et de la motivation de tous les collaborateurs et, par conséquent, de la performance de l’entreprise.