AMOUR SUR LE NET : amour durable ?

Pourtant les innovations numériques ne manquent pas : 

  • amour aux enchères (Fundi),  
  • vidéodation (Reel me),  
  • ruche d’amour (Gumble), 
  • profil reçu chaque jour (Once), 
  • « retrouvez qui vous avez croisé » (Happn), 
  • apéros de « group dating » (Aperocelib), 
  • application proposant de rencontrer des personnes qui détestent les mêmes choses (Hater)… 

Outre les échanges affectifs virtuels, le développement de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la réalité virtuelle promettent de nouvelles expériences amoureuses :

  • réalité virtuelle avec la possibilité de vivre des aventures sensitives ;
  • lovotique (discipline de robotique adressant le domaine amoureux) : 
    • échange de baisers virtuels grâce à l’objet Kissenger, 
    • vêtements virtuels, 
    • coussins humanoïdes reproduisent le rythme cardiaque de son partenaire, 
    • Germanoid F (reproduction d’expressions faciales et des paroles de l’autre) 
    • robot humanoïde, sorte de love dolls humanisés (consacrée avec le mariage en avril 2017 d’un chinois avec son robot).

Même s’il peut comporter des vertus pour les plus introvertis et les plus isolés ou donner bonne conscience aux célibattants, il est un révélateur puissant du développement de la solitude et d’une virtualisation de plus en plus forte des relations humaines.

Dans le futur, le confort narcissique fait de zapping de rencontres, de marques d’amour fugaces ou de conjoints humanoïdes sera-t-il préféré à l’assiduité et à l’abnégation nécessaires à une aventure humaine réelle de couple, faite de hauts et de bas, ouvrant la porte à une civilisation déshumanisée ?