GRANDES ESCROQUERIES du XXè siècle: FRANK ABAGNALE Jr, « Arrête-moi si tu peux ! »

Un usurpateur et un faussaire hors pair

Il se lance alors dans l’usurpation d’identité et l’escroquerie à grande échelle. Il se fabrique de fausses pièces d’identité, imprime ses propres copies de chèques et demande aux banques d’avancer le fonds. Étant souvent refoulé, il fabrique des documents de dépôt de chèques portant le numéro de son propre compte qu’il glisse dans la pile des formulaires à la banque.

Sa première incursion dans un aéroport se traduit par le détournement de sommes d’argent remises habituellement par les compagnies aériennes ou les loueurs de voitures dans une boite aux lettres spéciale. Se faisant passer pour un vigile, après avoir marqué « en panne » sur la boite aux lettres, il récupère les enveloppes ! 

La confection de faux chèques étant l’épine dorsale de son style de vie, leur encaissement à moindre risque devient sa préoccupation principale.

Ayant toujours voulu être pilote de ligne, il réalise le respect et l’admiration rattachés à cette fonction. Il se fabrique alors une nouvelle identité et se procure un uniforme de pilote aux frais de la compagnie Pan am.

Dans les semaines qui vont suivre, il va user de la pratique de « deadheading » permettant aux pilotes, quelle que soit leur compagnie, de monter gratuitement à bord d’avions d’autres compagnies aériennes (pratique aérienne conventionnelle permettant de répartir les pilotes dans le monde entier). Parfois, on lui propose de prendre le manche, il s’en sort en mettant le pilote automatique…

Entre 16 et 18 ans, selon la compagnie aérienne Pan Am, Frank Abagnale aurait parcouru gratuitement près de 1 000 000 kilomètres à bord de 250 vols, à travers 26 pays. Ses faux frais étant portés sur le compte de la compagnie, ce sont près de 2, 5 millions $ qui auraient été ainsi détournés…

Après quelques années, le FBI se lançant avec détermination à sa poursuite, il se voit obligé de monter des stratégies parallèles.

Il endosse ainsi l’identité d’un pédiatre dans un hôpital de Géorgie. Après s’être lié d’amitié avec un médecin qui vivait avec lui, il est nommé surveillant des internes, poste n’exigeant aucune tâche médicale. Moins à l’aise lorsqu’il s’agit de donner des recommandations médicales dans des cas d’urgence, il change rapidement de voie.

Il falsifie un diplôme de droit de l’université de Harvard pour passer l’examen du barreau qu’il aurait obtenu à la troisième tentative ! et décroche à 19 ans un emploi subalterne dans le cabinet du procureur général de Louisiane. Au bout de huit mois, un de ses collègues diplômé de Harvard devenant trop soupçonneux, Frank change à nouveau d’horizon.

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