VAMPIRES PSYCHIQUES : comment les détecter et s’en préserver ?

vampire psychique

Certaines personnalités toxiques, que ce soit au travail, dans les relations amicales ou amoureuses, vampirisent l’énergie, l’entrain ou la vitalité de leur entourage. D’un abord plutôt inoffensif, se plaçant souvent en position de victime ou abusant de la séduction, ils  peuvent sérieusement endommager la santé physique et psychologique de leurs victimes. Il importe d’identifier la vraie nature de ces relations, de tempérer ou d’interrompre leur influence nuisible pour échapper à ces emprises épuisantes.

De quoi s’agit-il ?

Un vampire psychique est une personne qui se nourrit de l' »énergie positive » (émotions, présence, attention, élan vital) de son entourage pour son seul bien-être, sans rien offrir en retour.

Contrairement au pervers narcissique qui manipule, maltraite intentionnellement et se réjouit de la souffrance et du mal être qu’il cause, le vampire psychique fait tout pour entretenir ces relations qui lui profitent, usant de son charme, culpabilisant l’autre, faisant appel à son empathie et abolissant son sens critique.

Comment reconnaître les vampires psychiques ?

Incapables de se ressourcer sur le plan émotionnel et intellectuel, n’ayant aucune autonomie affective, ils ne savent pas donner ou écouter. Souvent égocentrés, en position de victimes, sur-sollicitant, en quête de la moindre attention, ils épuisent leur entourage, avares de réciprocité et de gratitude.

Que ce soit un collègue qui s’approprie le travail d’un autre et lui vole la vedette, un supérieur hiérarchique qui s’arroge les idées de ses collaborateurs, un proche ou un partenaire amoureux en demande constante, les vampires psychiques présentent plusieurs profils type :

  • le dépressif ou le plaintif : il raconte ses malheurs à longueur de journée, voyant tout en noir;
  • le tragédien ou la victime : sa vie est une tragédie permanente, une succession de drames;
  • le critique : il sait déjà tout. Rien n’est assez bon pour lui. Il critique tout;
  • le parleur infatigable: il déverse ses pensées, ses émotions, ses sentiments sans s’intéresser à ceux des autres perçus comme de simples réceptacles;
  • l’égotique ou le narcissique: il cherche à être admiré, à faire tourner le monde autour de lui ;
  • l’indifférent: il se referme sur lui-même et laisse l’autre s’épuiser à le questionner, à culpabiliser;
  • le fouineur ou l‘interrogateur : il questionne à tout propos. Il a une curiosité maladive. Il est jaloux de tout;
  • l’agressif ou l’intimidateur: il râle en permanence, menace, impose, agresse, opprime;
  • le sarcastique ou l’ironique : il ridiculise tout. Pour lui, rien n’a d’importance. Il réduit toute action à néant.

Quelles conséquences sur leurs victimes ?

Les plus empathiques, les grands aidants, les personnes très à l’écoute sont leurs victimes idéales.

Déversant leur peur, leur haine, leur malheur, leur amertume, leurs questions ou demandes sans fin sur leurs victimes, les vampires psychiques les épuisent sur tous les plans (physique, émotionnel ou psychologique).

Des maux de tête aux douleurs dorsales en passant par les symptômes de la dépression sans la tristesse, les conséquences néfastes sont nombreuses.

Entrainant leurs victimes dans une spirale négative, ils finissent par les vider de leur énergie positive ou les « convertir » aux formes de ce vampirisme ordinaire (critique, négativité, dérision…)

Comment s’en prémunir ou s’en détacher ?

Quelques principes élémentaires, bien que difficiles à appliquer en première intention,  doivent commander les relations professionnelles, amicales ou amoureuses:

  • Rester lucide sur la nature des relations : écouter son intuition, réaliser les conséquences émotionnelles, psychologiques et physiques de chaque relation;
  • Ne pas se fier aux apparences (gentillesse, séduction, victime…);
  • Prendre conscience de la flatterie, ne pas trouver en permanence des excuses ou veiller à ne pas ouvrir la porte à des relations nuisibles par naïveté, peur, désir de plaire, besoin d’attention ou culpabilité;
  • Conserver son sens critique, rester ferme et fidèle à soi-même;
  • Garder son amour propre et l’estime de soi-même;
  • Rester pragmatique, fixer les limites et doser;
  • Limiter les contacts ou interrompre les relations à sens unique ;
  • S’entourer de personnes positives;
  • Privilégier les relations harmonieuses et équilibrées.

Ne pas survaloriser les autres, cesser de se dévaloriser, se pardonner les erreurs passées, renoncer à la perfection et opter pour l’authenticité, l’harmonie et l’équilibre sont nécessaires au développement de la confiance et de l’estime de soi.

Cela peut s’avérer déterminant pour ne pas se laisser entraîner ou séduire par des personnalités toxiques susceptibles de créer de sévères dégâts émotionnels, psychologiques et physiques.

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