ET SI NOUS UTILISIONS DES FIGURES DE STYLE ? Les connaître et les utiliser (2/2) !

OPPOSER LES MOTS

  • Une antiphrase est l’expression d’une idée par son contraire avec une ironie clairement perceptible d’où nécessité de bien connaître le contexte ou de percevoir l’intonation.

Exemple: « Tout ce joli monde se trouve en prison»

  • une antithèse consiste à rapprocher deux termes qui s’opposent pour en renforcer le contraste.

Exemples: « Il a l’air vivace et maladif. » – Victor Hugo; « Tout lui plaît et déplaît, tout le choque et l’oblige. Sans raison il est gai, sans raison il s’afflige. » – Boileau

  • un oxymore est le fait de rapprocher deux termes dont le rapprochement est inattendu et crée une formule en apparence contradictoire.

Exemples : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles / Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ; » – Corneille

  • un chiasme est composé de deux expressions qui se suivent, mais la deuxième adopte l’ordre inverse de la première (A – B / B’ – A’).

Exemples: « Ayant le feu pour père, et pour mère la cendre. » – Agrippa d’Aubigné; « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. » – Gandhi.

  • un paradoxe en tant que figure de style est le fait d’énoncer une idée qui va à l’encontre de l’opinion commune, dans le but de choquer ou d’interpeler.

Exemples: « Paris est tout petit, c’est là sa vraie grandeur. » – Jacques Prévert ; « De nombreux enfants au Q.I. élevé sont en échec scolaire »

  • un zeugme est une ellipse d’un mot ou d’un groupe de mots qui devraient être normalement répétés, ce qui a pour conséquence de mettre sur le même plan syntaxique deux éléments appartenant à des registres sémantiques différents. 

Exemples : « Vêtu de probité candide et de lin blanc » – Victor Hugo;« Les marchands de boisson et d’amour. » – Guy de Maupassant; « Sous le pont Mirabeau coule la Seine / Et nos amours. » – Guillaume Apollinaire

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