NAPOLÉON : ses chevaux d’exception qui ont fait l’Histoire

Les chevaux de Napoléon passés à la postérité

Cyrus eut l’honneur d’assister à la bataille d’Austerlitz, même s’il ne fut pas le seul à être monté par l’Empereur ce jour-là.

L’Intendant était plus spécialement réservé aux parades revues et aux entrées triomphales en raison de son calme lors des cérémonies. Les grognards de la Garde impériale le surnommaient « Coco » !

Marengo, étalon arabe de petite taille (1,40 m au garrot) de robe gris fer, capturé après la bataille d’Aboukir et ramené en France en 1799, était le cheval de guerre préféré de Napoléon. Il aurait été élevé au célèbre haras d’El Naseri. Il était fiable et incroyablement dur et résistant.

Si on en croit la légende, il prit le nom de la bataille de Marengo où l’empereur vainquit alors qu’il le chevauchait. Napoléon l’aurait également monté lors de la bataille d’Austerlitz, la bataille d’Iéna et la bataille de Wagram. L’étalon aurait été capable de galoper cinq heures d’affilée pour couvrir les 130 kilomètres entre Burgos et Valladolid, et de parcourir 80 km à jeun entre Vienne et Semmering. Il aurait survécu à la retraite de Moscou avec 52 autres chevaux du haras personnel de Napoléon en 1812. Napoléon Ier le montait lors de la bataille de Waterloo. Capturé après la bataille, il portait les stigmates de huit blessures de guerre et avait reçu une balle dans la queue. Cheval très doux, il est exposé au musée national de l’armée de l’Académie royale militaire de Sandhurst à Chelsea.

Vizir, offert par le sultan de Turquie, fut un des favoris de l’Empereur qui le monta à partir de 1805. De race arabe, de robe « fleur de pêcher presque blanche, à tous crins, légèrement truitée alezan », il mesurait seulement 1,35 m. Sur sa cuisse gauche apparaissait la marque des Écuries impériales : un N couronné. Il le suivit lors de son exil sur l’ile d’Elbe. Il est exposé au musée des Armées à Paris.

Également célèbre, l’arabe gris que montait Napoléon à partir de 1809, fut appelé Wagram en souvenir de la victoire. L’empereur lui montrait une affection que lui rendait bien l’animal. Quand il voyait l’empereur aux écuries, il frappait le sol de ses sabots de devant et ne s’arrêtait qu’après que Napoléon l’eut caressé et embrassé. De même, lorsqu’il entendait les tambours battre « Aux champs » annonçant l’arrivée de l’Empereur, il grattait le sol du sabot, agitait fièrement la tête et, quand il était monté, son allure « revêtait une beauté incomparable ». Il fut emmené par Napoléon lors de son exil à l’île d’Elbe.

Roitelet était un alezan issu d’une jument limousine et d’un étalon anglais cadeau du prince Eugène de Beauharnais. Lors de la retraite de Russie, tous les chevaux de la suite tenant mal sur la neige verglacée, il conduisit l’empereur sur le chemin du retour sans un faux pas. À différentes reprises, l’étalon et son célèbre écuyer échappèrent à la mort sur les champ de bataille.

Napoléon offrait souvent des chevaux en cadeau pour des raisons diplomatiques, par amitié ou en reconnaissance.

Ses fidèles étalons étaient ses indispensables compagnons de route et de guerre. Quels qu’ils furent, ils eurent tous un rôle à jouer au cours du règne de l’empereur. Toujours lié à ses chevaux, un piquet de dix chevaux le suivit lors de son exil à Sainte Hélène. 

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