LES MYSTÈRES DE JUPITER : en partie dévoilés !

Quatrième mystère : quelle la nature du champ gravitationnel (espace dans lequel la masse de la planète a une influence sur un autre corps tels les lunes ou les astéroïdes) ?

Jupiter étant une planète gazeuse faisant preuve d’une certaine « fluidité », le champ gravitationnel était supposé symétrique.

La sonde Juno a mis en évidence une asymétrie du champs gravitationnel laissant penser qu’il existe une différence entre les champs de gravité du nord et du sud de la planète. De fait, les deux hémisphères fonctionneraient probablement de façon différente.

La raison de cette différence résiderait dans les vents sillonnant la surface de la planète. tournant à des vitesses différentes (l’écart atteignant parfois 100m/s !).Ces vents seraient très profonds, les mouvements continueraient à 3 000 km en dessous des nuages de Jupiter (le rayon de la planète étant de 69 911 km).

Cinquième mystère : Pourquoi l’atmosphère de Jupiter présente des bandes aux couleurs différentes issues de compositions chimiques et de vitesses d’écoulement distinctes?  Comment se forment-elles et quelle en est la profondeur ?

Vue de l’espace, Jupiter est divisée en bandes horizontales de couleurs chaudes et froides, qui tournent à des vitesses différentes. Son atmosphère est caractérisée par des flux de puissants jets allant d’ouest en est. Ceux-ci entrainent des nuages d’ammoniac vers l’atmosphère extérieure de la planète. Ce phénomène engendre des bandes colorées qui varient entre le blanc, le rouge, l’orange, le brun et le jaune.

Il a été observé des structures inattendues, interprétées comme des indications de masses d’ammoniaque provenant des profondeurs de l’atmosphère et formant des systèmes météorologiques.

Les courants-jets s’étendraient au plus profond de la planète (environ 3 000 kilomètres vers le bas, selon les modèles). Les gaz à l’intérieur de Jupiter étant magnétisés, les courants-jets n’iraient pas plus loin. Selon les lois de la physique, cette distance de 3000 km correspondrait au point à partir duquel la pression atmosphérique devenue extrême est supposée rendre l’hydrogène, habituellement isolant, conducteur comme un métal.

Sixième mystère : Comment expliquer la formation de la tache rouge de Jupiter et de différents autres ovales blancs ?

La Grande Tache rouge de Jupiter est le plus grand vortex anticyclonique de Jupiter et la plus grande tempête du Système solaire. Son évolution est suivie depuis 1830 . Il est probable qu’elle ait été aperçue il y a 350 ans. Les dernières mesures, en avril 2017, confirment qu’elle rétrécit et qu’avec 16.000 km de diamètre, elle ne pourrait plus engloutir que 1,3 fois la Terre. Elle n’a cessé de diminuer ces dernières années. C’est une des énigmes de Jupiter sur laquelle les chercheurs aimeraient beaucoup lever le voile.

Cette tempête est loin d’être le seul anticyclone à la surface de Jupiter. Les anticyclones appliquent une très forte pression atmosphérique en leur centre, en créant des vents qui se propagent à une échelle étendue. Ces derniers tournent dans le sens horaire s’ils se trouvent dans l’hémisphère Nord de la planète et dans le sens inverse dans l’hémisphère Sud.

L’astre gazeux accueille plusieurs ovales blancs. À l’intérieur de ces anticyclones, les nuages à l’intérieur de la haute atmosphère sont froids; ce qui distingue ces tempêtes des ovales bruns, plus chauds.

Comme pour la grande tâche rouge, la longévité des ovales blancs semble pouvoir atteindre des siècles. Ces deux types d’anticyclones deviennent de plus en plus compacts avec le temps.

Ce sont d’ailleurs des ovales blancs qui ont donné naissance à la grande tâche rouge de Jupiter : la fusion de ces anticyclones même laissé une marque visible, connue sous le nom de petite tâche rouge.

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