MANAGER ATYPIQUE : un atout maître pour l’entreprise

Pourquoi les entreprises sont-elles inconfortables avec les managers atypiques ?

L’atypisme n’est pas encore accepté à sa juste valeur dans l’entreprise. 

Il se heurte au fonctionnement normé, à une culture de prise de risque minimale et à l’endogamie. 

L’entreprise est par ailleurs mal à l’aise avec des profils qui ont des motivations et des objectifs différents de l’employabilité, la rémunération ou le prestige de l’entreprise et/ou de la fonction.

Les managers atypiques sont plus difficiles à cerner et à contrôler, à moins d’adhérer et de respecter des règles fixées à l’avance par la direction. 

Les entreprises qui sont attachées aux normes, aux codes sociaux, à la forme et aux moyens sont plus réticentes à leur faire confiance.

Comment intégrer les managers atypiques ?

L’entreprise qui souhaite favoriser une démarche non conventionnelle, plus créative, plus humaine, basée sur l’intelligence collective, a tout intérêt à passer un contrat moral avec son manager atypique. 

Il s’agit de définir la mission, les objectifs, les valeurs fondamentales partagées et de laisser le manager exercer ses talents d’animateur et de différenciateur. 

Par bien des aspects, le manager atypique s’apparente à certains entraîneurs sportifs fantasques, iconoclastes ou mystiques, admirés et jalousés, auxquels on pardonne si les résultats sont la hauteur.

Le juge de paix du manager atypique, ce sont les résultats. 

Ses moyens sont intuitifs, issus de sa riche expérience et de sa quête de l’adhésion collective.

En plaçant l’élément humain au centre de l’entreprise, le manager atypique est en mesure de contrebalancer les effets déshumanisants de la mutation digitale et rendre l’entreprise « agile ».