MÉTHODE ANALOGIQUE ou SYNECTIQUE : une technique favorisant la créativité

synectique

 Quels sont les pré-requis pour une bonne efficacité ?

À la différence du brainstorming,  la synectique requiert une sélection préalable et une formation prolongée des participants.  En effet, les participants doivent :

  • être curieux,
  • avoir le goût de la résolution de problèmes complexes,
  • disposer d’une bonne intuition et d’une confiance dans leur propre jugement,
  • être autonomes et avoir le goût du risque,
  • disposer d’une grande flexibilité de pensée (adapter son raisonnement à des informations variées, faire des associations, avoir des facilités métaphoriques, une pensée originale et une bonne expression verbale),
  • avoir des compétences dans le domaine créatif et une bonne connaissance de l’environnement socio-économique, technologique, politique ou réglementaire,
  • être motivés (volontaires et encouragés par des incentives).

La composition du groupe (diversité fonctionnelle des participants) et son mode de fonctionnement (peu formalisé, collaboratif, dépourvu d’urgence immédiate) sont très importants.

Quelles en sont les limites ?

La synectique ne convient pas aux projets qui nécessitent une réponse créative rapide, car elle recourt à un grand nombre d’étapes. Il faut parfois surmonter des blocages dans la phase d’analogies personnelles. De plus, elle demande un temps de formation et beaucoup d’entraînement avant d’être maîtrisée. 

Développer la pensée analogique de façon organisée permet incontestablement l’émergence d’idées de rupture et le lancement d’innovations radicales favorisant la compétitivité des entreprises.