FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (II/V)

la fontaine
Fermier (le), le Chien, et le Renard (Xl,3) Toi donc, qui que tu sois, ô père de famille 
(Et je ne t’ai jamais envié cet honneur), 
Couche-toi le dernier, et vois fermer ta porte. 
Que si quelque affaire t’importe, 
Ne la fais point par procureur.
Fille (la) (VII, 5) Même morale que celle de la fable « Le héron » (fables doubles)
Forêt (la) et le Bûcheron (XII, 16) Voilà le train du monde et de ses sectateurs. 
On s’y sert du bienfait contre les bienfaiteurs. 
Je suis las d’en parler ; mais que de doux ombrage 
Soient exposés à ces outrages, 
Qui ne se plaindrait là-dessus ! 
Hélas ! j’ai beau crier et me rendre incommode : 
L’ingratitude et les abus 
N’en seront pas moins à la mode.
Fortune (la) et le Jeune Enfant (V, 11) Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures ; 
On pense en être quitte en accusant son sort. 
Bref la Fortune a toujours tort.
Fou (un) et un Sage (XII, 22) Cette fable aurait été « faite contre le sieur abbé Du Plessis, une espèce de fou sérieux, qui s’était mis sur le pied de censurer à la cour les ecclésiastiques et même les évêques, et que M. l’archevêque de Reims fit bien châtier. » « , selon une note manuscrite découverte par Walckenaer.
Fou (le) qui vend la sagesse (IX, 8) Jamais auprès des fous ne te mets à portée: 
Je ne te puis donner un plus sage conseil 
Il n’est enseignement pareil 
A celui-là de fuir une tête éventée.
Frelons (les) et les Mouches à miel (I, 21) A l’œuvre on connait l’artisan
Geai (le) paré des plumes du Paon (IV, 9) Il est assez de geais à deux pieds comme lui, 
Qui se parent souvent des dépouilles d’autrui.
Génisse (la), la Chèvre et la Brebis, en société avec le Lion (1, 6) Illustration de la loi du plus fort
Gland (le) et la Citrouille (IX, 4) Dieu fait bien ce qu’il fait. 
Sans en chercher la preuve 
En tout cet univers, et l’aller parcourant, 
Dans les citrouilles je la trouve.
Goutte (la) et l’Araignée (III, 8) Ce texte est plutôt un conte qu’une fable
Grenouille (la) et le Rat (IV, 11) La ruse la mieux ourdie 
Peut nuire à son inventeur ; 
Et souvent la perfidie

Retourne sur son auteur.

Grenouille (la) qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf (I, 3) Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs 
Tout petit Prince a des Ambassadeurs,
Tout Marquis veut avoir des Pages.
Grenouilles (les) qui demandent un Roi (III, 4) De celui-ci contentez-vous 
De peur d’en rencontrer un pire
Héron (le) (VIl, 4) Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants, ce sont les plus habiles : 
On hasarde de perdre en voulant trop gagner. 
Gardez-vous de rien dédaigner, 
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Hirondelle (I’) et les Petits Oiseaux (1, 8) Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres 
Et ne croyons le mal que quand il est venu.