DEEP-TECH : la révolution technologique est en marche

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Quels défis ont à relever les start up françaises de la deep Tech ?

  • un accès difficile au financement :
    • Leurs besoins financiers sont très importants (de l’acquisition d’équipements scientifiques ou technologiques à la mise sur le marché).
    • S’il existe des financements d’amorçage (État, Deep Tech seed géré par la BPI, business angels…), ceux de développement (séries C et D de l’ordre de 10-15 millions € par investisseur) font défaut (peu de fonds généralistes). En France, 45 % des financements des startups de la deep Tech sont assurés par le secteur public, contre seulement 26 % aux États-Unis et 35 % dans le reste du monde. 
    • En effet, les cycles de la deep Tech (innovation-valorisation-marché) sont très longs (de l’ordre de dix à quinze ans) et ne garantissent pas de retours rapides sur investissement, de clients immédiats…
  • un écosystème de la recherche peu structuré : 
    • Même si la France est reconnue pour l’excellence de sa recherche académique, les centres de recherche sont éparpillés sur le territoire et ne sont pas en connexion étroite avec l’industrie, les marchés et les besoins utilisateurs. Adressant des besoins connus et non latents, ils conduisent généralement à des innovations incrémentales.
  • une collaboration insuffisante et teintée de méfiance avec les grands groupes :
    • Les start up sont méfiantes vis-à-vis des grands groupes qu’elles jugent structurellement et culturellement éloignés. Quant aux grands groupes, ils apprécient mal le timing des start up et les freins réglementaires à l’expérimentation.
    • Alors que les start-up sont en quête d’innovation de rupture, les grands groupes recherchent l’innovation incrémentale. Cela complique leur union autour d’objectifs communs.

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    • Les start up sont pourtant en demande d’accompagnement, d’accès au marché, d’expertise technique, marketing et business, bien maîtrisés par les grands groupes. 
    • En France, peu de chercheurs deviennent chefs d’entreprise. La fuite des cerveaux des centres de recherche publics vers le secteur privé est très importante.

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