DEEP-TECH : la révolution technologique est en marche

deep tech

Vers de nouvelles relations avec les grands groupes, des agences de recherche centralisées et un nouvel écosystème ?

  • Suivant le degré de maturité des technologies qu’elles développent et le degré de maturité du marché sur lequel elles souhaitent opérer, les besoins des deep Tech et les attentes des grandes entreprises varient.
    • Quatre groupes de startups ont été identifiés par le BCG et le réseau deep Tech Hello Tomorrow :
    • les « potential quick wins » (15 %) : start-up ayant un produit prêt à être commercialisé et profitant d’un marché prêt à l’adopter ; 
    • les « demand bets » (10 %) : start-up ayant un produit prêt, mature, mais pas encore d’opportunité commerciale ;
    • les « development bets » (45 %) : start-up ayant identifié une opportunité dans un marché et développant une nouvelle technologie pour y répondre ;
    • les « technology bets » (30 %) : start-up ayant identifié une technologie d’avenir encore peu développée dans leur marché.

BCG

De fait, les objectifs de collaboration doivent être définis en fonction du degré de maturité des entreprises de la deep Tech, la co-création de valeur pouvant prendre la forme d’un partenariat de codéveloppement pour une jeune société ou  d’ordre commercial pour une startup plus avancée.

  • L’État français envisage d’ici deux ans la création d’une Agence européenne pour l’innovation de rupture  sur le modèle de la Darpa américaine (à l’origine de l’Internet, l’ordinateur à interface graphique ou le GPS) et un fonds public pour l’innovation (200 à 300 millions € par an investis dans les start up).
  • La proposition d’un Centre français pour l’Intelligence artificielle, qui serait un lieu de rencontre entre chercheurs et industriels souhaitant lancer des projets communs, pourrait préfigurer un nouveau modèle de développement de l’innovation de ruptureUne équipe dédiée serait chargée d’identifier les opportunités « techno push » (technologies de rupture avec applications business identifiées) et « market pull » (besoins du marché et challenge technologique correspondant). Chaque opportunité majeure identifiée conduirait à la création d’une start up associant un entrepreneur en résidence, des ingénieurs et des chercheurs.

Une majorité d’investisseurs classent la France dans le Top 5 des destinations pour investir dans la deep Tech (atouts en intelligence artificielle, dans la biotech, la med Tech et les objets connectés).

À la condition qu’elle se dote d’un écosystème État-recherche-industrie ouvert, collaboratif et performant et de fonds d’investissement publics et privés puissants, la France peut devenir un pays leader dans la deep Tech. Elle en tirerait des bénéfices importants en termes de réindustrialisation, de compétitivité et d’emplois.