ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY : 100 citations marquantes

Il s’aperçut qu’il avait peu à peu repoussé vers la vieillesse, pour quand il aurait le temps ce qui fait douce la vie des hommes. Comme si réellement on pouvait avoir le temps un jour, comme si l’on gagnait, à l’extrémité de la vie, cette paix bienheureuse que l’on imagine.
J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…
Je découvre avec mélancolie que mon égoïsme n’est pas si grand puisque j’ai donné à autrui le pouvoir de me faire de la peine.
Je n’aime pas les sédentaires du coeur. Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien.
Je te le dis, la grande erreur est d’ignorer que recevoir est bien autre chose qu’accepter. Recevoir est d’abord un don, celui de soi-même. Avare non pas celui qui ne se ruine pas en présents, mais celui qui ne donne point la lumière de son propre visage en échange de ton offrande.
l faut chercher avec le coeur.
L’amour véritable commence là où tu n’attends plus rien en retour.
L’amour, on ne le discute pas, il est.
L’amour, une fois qu’il a germé, donne des racines qui ne finissent plus de croître.
L’attente. Les pas légers. Puis les heures qui coulent fraîches comme un ruisseau entre les herbes sur des cailloux blancs. Les sourires, les mots sans importance qui ont tellement d’importance. On écoute la musique du coeur : c’est joli joli pour qui sait entendre… Bien sûr on veut beaucoup de choses. On veut cueillir tous les fruits et toutes les fleurs. On veut respirer toutes les prairies. On joue. Est-ce jouer ? On ne sait jamais où le jeu commence ni où il finit, mais on sait bien que l’on est tendre. Et l’on est heureux..
L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre.
L’esclave fait son orgueil de la braise du maître.
L’essentiel, nous ne savons pas le prévoir. Chacun de nous a connu les joies les plus chaudes là où rien ne les promettait. Elles nous ont laissé une telle nostalgie que nous regrettons jusqu’à nos misères, si nos misères les ont permises.
L’Homme se découvre quand il se mesure à l’obstacle.
L’impossible recule toujours quand on marche vers lui.
L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour.
L’occasion manquée est celle-là même qui compte.
La nostalgie c’est le désir d’on ne sait quoi…
La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.
La politique est l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde.
La raison d’aimer, c’est l’amour.
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle.
La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier.
La vie crée l’ordre, mais l’ordre ne crée pas la vie.
Le jeu d’échecs est comme rejeté hors du temps.
Le langage est source de malentendus.
Le véritable voyage, ce n’est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines, c’est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l’instant baigne tous les contours de la vie intérieure.
Les contes de fées c’est comme ça. nUn matin on se réveille. nOn dit : Ce n’était qu’un conte de fées… nOn sourit de soi. nMais au fond on ne sourit guère. nOn sait bien que les contes de fées nc’est la seule vérité de la vie.
Les enfants seuls savent ce qu’ils cherchent.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu’ils anéantissent un royaume.
Les vaniteux n’entendent jamais que les louanges.
Les vrais miracles font peu de bruit.
Les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le coeur.

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