ABBÉ PIERRE : pensées marquantes et lumineuses

Il y aura chaque hiver le « scandale des sans-logis » et chaque été la « violence des banlieues ».
Je vois fleurir avec éblouissement la plus petite fleur sur ce tas de fumier qu’est l’humanité.
L’amitié, c’est ce qui vient au cœur quant on fait ensemble des choses belles et difficiles.
L’espérance, c’est croire que la vie a un sens.
L’esprit ne peut être libre s’il n’est dégagé de l’angoisse de la faim.
L’homme a une âme, mais avant de lui en parler, qu’on lui donne une chemise et un toit.
L’homme d’aujourd’hui est colossal par l’énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l’immensité des taches qui de toute part l’appellent.
L’injustice, ce n’est pas l’inégalité, c’est le non partage.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien. Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes.
La beauté d’une ville, elle est d’abord de ne pas avoir de taudis, de ne pas avoir de sans-logis.
La joie emplit le coeur lorsqu’on a rencontré la certitude que la vie n’est pas un chemin qui va vers rien.
La liberté des droits n’est qu’une perfidie et une moquerie quand les ventres sont vides.
La maladie la plus constante et la plus mortelle, mais aussi la plus méconnue de toute société, est l’indifférence.
La pire vacherie que l’on peut faire à un copain que l’on n’aime pas, c’est de lui souhaiter de devenir célèbre. Un peu de célébrité, ce n’est pas désagréable. Au-delà d’un certain degré, il y en a franchement marre.
La première règle avant d’agir consiste à se mettre à la place de l’autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de là.
La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire.
La vie est plus belle que la prudence.
La vie n’est que le reflet des couleurs qu’on lui donne. Il appartient à l’homme de savoir cultiver sa vie.
La vraie charité ne consiste pas à pleurer ou simplement à donner, mais à agir contre l’injustice
Le contraire de la misère ce n’est pas la richesse. Le contraire de la misère, c’est le partage.
Le droit de propriété est à la fois sacré et limité : limité par le bien commun, il ne peut jamais être invoqué contre le droit commun.
Le péché c’est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l’aide divine. C’est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l’on peut accéder au salut par soi-même.

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