VERS DE TERRE : les « meilleurs amis » de l’homme en danger

La prolifération dans les zones boréales : le dilemme des vers de terre

Absents durant des milliers d’années suite aux glaciations, les vers de terre, introduits par les colons au XVIIe siècle, aidés par le réchauffement climatique et l’absence d’activité humaine, sont, contrairement aux zones tempérées et tropicales, de plus en plus nombreux dans les forêts boréales (Canada,…).

Cela pose un véritable dilemme aux scientifiques spécialistes du climat, car bien qu’ayant une activité essentielle d’entretien et de nutriment, ils risquent de transformer l’écosystème de ces forêts, véritables puits à carbone. Leur activité d’aération pourrait libérer du carbone retenu par les sols forestiers. La crainte est forte que la forêt boréale se transforme à terme en productrice nette de carbone.

Une étude récente a montré que la quantité de carbone stockée dans le sol de la forêt boréale pourrait être réduite de 49 à 94 % en 125 ans par l’activité des vers de terre ; le carbone finissant sa course dans l’atmosphère et contribuant au renforcement de l’effet de serre.

La chute des populations de lombrics dans les zones d’activité humaine tempérées et tropicales et leur multiplication dans les zones boréales boisées sont directement liées aux activités humaines. Le dérèglement naturel semble à l’œuvre sans que l’homme en prenne la véritable mesure et décide d’y remédier de façon urgente.