BASSIN D’ARCACHON : la « petite mer » sous pression démographique et climatique

Une pression démographique de plus en plus forte

Depuis les années 1980, la pression démographique s’est intensifiée autour du bassin d’Arcachon pour dépasser les 100 000 habitants dans les années 2000.

1950 1979 2004

Ce territoire connaît les plus forts flux migratoires du littoral aquitain : à l’horizon 2030, la population du Bassin pourrait augmenter de 120 000 habitants (poursuite de la tendance actuelle).

Par voie de conséquence, le bassin d’Arcachon souffre depuis quelques années d’une pollution croissante de ses eaux imputable à :

  • la densification de population (les eaux pluviales contaminées par le ruissellement sur des zones habitées et la voirie se déversent dans le bassin),
  • la diffusion des engrais et pesticides des zones agricoles situées sur le bassin versant,
  • l’activité nautique et notamment de plaisance.

Le changement climatique à l’échelle du bassin

Sur le bassin d’Arcachon, l’érosion marine naturelle est accélérée par le changement climatique.

La dune du Pilat, qui est la plus grande d’Europe, avance vers l’intérieur du pays, en raison de l’action combinée du vent et de la transgression marine, de 1 à 5m par an, au détriment de la forêt la bordant. La dune est attaquée par les vagues, et est sujette à l’érosion cependant elle se contente de reculer et ne peut pas être engloutie.

Les anciens blockhaus du « Mur de l’Atlantique », positionnés en haut des dunes à deux cents mètres de la mer lors de la Seconde Guerre mondiale, bien que n’ayant jamais réellement bougé, se retrouvent aujourd’hui « les pieds dans l’eau ».DunePyla

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