GENERATIONS TANGUY : un départ du foyer de plus en plus tardif

Comment s’organise la cohabitation entre parents et enfants arrivés à l’âge adulte ?

  • les relations s’équilibrent (relations entre adultes avec un partage des responsabilités) ;
  • l’adoption de règles tacites permet au jeune adulte d’aménager une « maison dans la maison » et de bénéficier d’une grande autonomie dans ses allées et venues ;
  • les parents n’acceptent cette situation qu’à la condition que leur enfant reste actif et essaye de s’en sortir. Participer à la vie et, si possible, aux finances du foyer est souhaité. En effet, ce soutien familial prolongé est pesant pour les parents. Cela les oblige à retarder leur retraite et leurs projets, piocher dans leurs économies,  réduire leurs dépenses et passer moins de temps ensemble.

argent donné aux enfants

Ce phénomène de départ retardé du domicile parental peut s’accompagner d’un phénomène boomerang, de retour au domicile parental des enfants après une ou plusieurs tentatives avortées d’autonomie.

Les vicissitudes économiques et affectives de la vie actuelle favorisent les allers et retours des enfants. La taille de la famille parentale est ainsi emmenée à varier au cours du temps tel un accordéon (« famille accordéon ») incluant parfois les conjoints et les petits enfants.

Parce qu’ils disposent d’un patrimoine immobilier conséquent, les baby-boomers sont particulièrement mis à contribution, en particulier dans les grandes villes.

De fait, la famille, au sens large, semble entrée dans une nouvelle ère de solidarité intergénérationnelle imposée par la vie moderne et rendue possible par l’adoption de règles de cohabitation et de partage ; un peu à l’image des colocations modernes de type coliving ou cohoming (la dimension professionnelle en moins !).