SITE BALNÉAIRE D’EXCEPTION : SAINT-JEAN CAP-FERRAT

Ses villas d’exception

Au début du XXè siècle, les premières villas apparaissent le long du bord de mer qui relie la presqu’île à la commune voisine de Beaulieu-sur-Mer (actuelle Promenade Maurice Rouvier). Les résidents propriétaires en villégiature rivalisent alors de faste et de créativité dans la construction de leur propriété.

  • la Villa Ephrussi de Rothschild

En 1883, la baronne Béatrice de Rothschild épouse le milliardaire Maurice Ephrussi. Elle acquiert en 1905 7ha de terrains sur l’isthme rattachant le cap Ferrat à la côte et fait édifier un somptueux palais rassemblant tous les éléments décoratifs, du XVe siècle au XIXe siècle, réunis au cours de ses voyages. Léguée à l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France en 1934, la villa est ouverte au public depuis 1937.


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  • la Villa « Lo Scoglietto » (aujourd’hui « Fleur du Cap »)

En 1880 Alfred Bounin, négociant niçois en huile d’olive, achète sur le chemin de St Ambroise, actuellement Promenade Maurice Rouvier, plusieurs lots de terrain qu’il réunit en une seule parcelle, formant un petit cap. Son fils Paul transforme la petite maison « L’Isoletta », la surélevant d’un étage, la baptisant « Lo Scoglietto » qui signifie le petit écueil en patois. Il aménage une gloriette qui devient un temple de l’Amour. Les propriétaires se succèdent alors, parmi lesquels Charlie Chaplin et David Niven. Cette très belle demeure a été rebaptisée depuis « la Fleur du Cap ».

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  • La villa Les Cèdres

Le roi des Belges, Léopold II, commença à acquérir des terrains au Cap Ferrat à partir de 1889 pour devenir propriétaire quelques années plus tard de plus de 50 ha sur le versant ouest de la presqu’île. Tout d’abord, il acheta une petite villa près du quartier de Passable (actuelle villa « Iberia ») dotée d’un port privé, puis la villa « Les Cèdres », anciennement villa Les Oiseaux.

La villa fut construite en 1830 et acquise par David-Désiré Pollonais en 1850. Quand il devint maire de Villefranche-sur-Mer, il y reçut de très nombreuses personnalités. Les héritiers de David-Désiré Pollonnais vendirent la villa et ses 14 ha de jardins en 1904 au roi de Belgique Léopold II pour y héberger son amie, Blanche Zélie Joséphine Delacroix qui y fit réaliser différents aménagements. Il y reçut des hôtes de marque tels que le grand-duc Pierre de Russie, Lord Salisbury, ou encore le prince Charles, héritier de la couronne de Suède et de Norvège.

En 1924, la villa fut achetée par Alexandre Marnier-Lapostolle qui en fit un jardin exotique et un arboretum . Depuis 1976, la villa appartient à la Société des Produits Marnier-Lapostolle rachetée par la société Campari qui y cultive des plantes entrant dans la composition de la liqueur Grand-Marnier. La villa Les Cèdres de 1700 m2 comporte 25 serres chauffées. Vingt mille espèces y sont cultivées dont quatorze mille plantes tropicales. L’écurie, le jardin d’agrément en terrasses, avec balustrades et statues sont recensés à l’inventaire des monuments historiques. La salle des fêtes, détachée de l’ensemble en 1911 pour devenir après transformation la villa Le Casin puis villa Radiana, fait également l’objet d’un recensement séparé.

 On doit à Léopold II également la construction de trois autres villas : « Boma », « Matadi » et « Banana » du nom de trois villages situés le long du fleuve Congo.

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