BAOBAB DE GRANDIDIER : un arbre mythique en voie de disparition

L’allée ou avenue des baobabs de Morondava à Madagascar

Ce groupe de quelques dizaines de baobabs Adansonia Grandidieri de 30 m de hauteur borde la route de terre entre Morondava et Belon’i Tsiribihina dans la région de Menabe dans l’ouest de Madagascar. Ces baobabs, âgés de plus de 800 ans, connus localement sous le nom de renala (ou « mère de la forêt » en malgache), sont un héritage des forêts tropicales denses qui ont prospéré à Madagascar et qui sont aujourd’hui en voie de disparition (90 % des forêts primaires ont disparu). Avec l’augmentation de la population, les forêts ont été abattues pour ménager des espaces pour l’agriculture, laissant ici et là quelques baobabs par respect et pour leur valeur.

La conservation de cet ensemble spectaculaire  fait l’objet d’efforts locaux avec notamment une protection temporaire adoptée en juillet 2007 par le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, première étape vers la classification de « monument national » à Madagascar.

Menacé par la déforestation, les effluents des rizières et des plantations de canne à sucre, les feux de broussailles et de forêt, les arbres de ce site ne bénéficient sur place d’aucune protection particulière. Il ne s’agit pas d’un parc national et n’est pas cloturé. Il ne fait pas l’objet de droits de visite et ne profite pas à la population.

Conservation International, en partenariat avec Fanamby, une ONG malgache, a lancé un projet d’écotourisme pour conserver ce site est l’un des plus visités de la région et faire en sorte que la communauté locale en retire quelques bénéfices.

Suite, page suivante : cliquer sur « 3 » ci-dessous