HONORÉ DE BALZAC : citations marquantes d’un géant du XIXè siècle

Les personnes habituées au luxe ont une apparente simplicité qui trompe ; elles le dédaignent, elles s’en servent ; il est un instrument, et non le travail de leur existence.
Les plus beaux portraits de Titien, de Raphaël et de Léonard de Vinci sont dus à des sentiments exaltés, qui, sous diverses conditions engendrent d’ailleurs tous les chefs-d’œuvre.
Les supérieurs ne pardonnent jamais à leurs inférieurs de posséder les dehors de la grandeur.
ll y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des événements.
Lorsque les femmes nous aiment, elles nous pardonnent tout, même nos crimes. Quand elles ne nous aiment pas, elles ne nous pardonnent rien. Pas même nos vertus.
Ne soyez ni confiant, ni banal, ni empressé, trois écueils ! La trop grande confiance diminue le respect, la banalité nous vaut le mépris, le zèle nous rend excellents à exploiter.
Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l’avons pas encore assassinée.
Nous sommes de grands enfants auxquels les marchands de jouets politiques livrent toujours les mêmes poupées.
Nous sommes habitués à juger les autres d’après nous, et si nous les absolvons complaisamment de nos défauts, nous les condamnons sévèrement de ne pas avoir nos qualités.
On n’est point l’ami d’une femme lorsqu’on peut être son amant.
On peut pardonner, mais oublier, c’est impossible.On respecte un homme qui se respecte lui-même.
On trouve plus facilement la sagesse chez un homme seul que chez une nation entière.
Parler d’amour, c’est faire l’amour.
Plus on est debout, plus on rit.
Pour arriver au bonheur conjugal, il faut gravir une montagne dont l’étroit plateau est bien près d’un revers aussi rapide que glissant …
Pour être heureux en ménage, il faut être ou homme de génie marié à une femme tendre et spirituelle, ou se trouver, par l’effet d’un hasard, tous les deux excessivement bêtes.
Pour juger un homme, au moins faut-il être dans le secret de ses pensées, de ses malheurs, de ses émotions. 
Ne vouloir connaitre que l’homme et les événements c’est de la chronologie.
Pour l’homme, le passé ressemble singulièrement à l’avenir. Lui raconter ce qui fut, n’est-ce-pas presque toujours lui dire ce qui sera ?
Pour le journaliste, tout ce qui est probable est vrai.
Quand on observe la nature, on y découvre les plaisanteries d’une ironie supérieure.
Qui perd ses dettes s’enrichit.
Quoique le malheur passe pour développer les vertus, il ne les développe que chez les gens vertueux.
Sentir, aimer, souffrir, se dévouer, sera toujours le texte de la vie des femmes.
Si jamais vous aimiez, gardez bien votre secret ! Ne le livrez pas avant d’avoir bien su à qui vous ouvrirez votre cœur. Pour préserver par avance cet amour qui n’existe pas encore, apprenez à vous méfier de tout le monde.
Si une fille aime rarement l’amant de sa mère, une mère a toujours un faible pour l’amant de sa fille.
Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent.
Un amant apprend à une femme tout ce qu’un mari lui a caché.
Un homme est bien fort quand il s’avoue sa faiblesse.
Un homme qui aime bien n’est jamais tout à fait méprisable.
Un jour passé près de toi, un seul jour pendant lequel je t’aurai regardé, m’aura valu toute une vie.
Un mari doit toujours savoir ce qu’a sa femme, car elle sait toujours ce qu’elle n’a pas.
Une femme n’a que l’âge qu’elle paraît avoir.
Vous ne rencontrez nulle part, dans la nature, deux objets identiques ; dans l’ordre naturel, deux et deux ne peuvent donc jamais faire quatre.

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