FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (III/V)

Juge (le) arbitre, l’Hospitalier, et le Solitaire (XII, 25)Il s’agit dans cette fable de la question du « salut » de l’âme. L.F. décrit 3 expériences qui naissent de la même situation mais engagent 3 voies différentes. Le Solitaire amène ses deux visiteurs à trouver en eux-mêmes la réponse à leurs questions dans le précepte de Socrate « Connais-toi toi-même »   Cette leçon sera la fin de ces ouvrages :
Puisse-t-elle être utile aux siècles à venir ! 
Je la présente aux Rois, je la propose aux Sages ;  
Par où saurais-je mieux finir ?
Jupiter et le Métayer (VI, 4)Concluons que la Providence 
Sait ce qu’il nous faut, mieux que nous.
Jupiter et le Passager (IX, 13)Ô combien le péril enrichirait les Dieux,
Si nous nous souvenions des voeux qu’il nous fait faire !
Mais le péril passé, l’on ne se souvient guère 
De ce qu’on a promis aux Cieux ;
Jupiter et les Tonnerres (VIII, 20)Ô vous, Rois, qu’il (1)voulut faire Arbitres de notre sort,
Laissez entre la colère
Et l’orage qui la suit L’intervalle d’une nuit.
(1) Jupiter
Laboureur (le) et ses Enfants (V, 9)Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
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Mais le Père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor
Laitière (la) et le Pot au Lait (VII, 10)Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Lapins (les) (X, 14)Le moins de gens qu’on peut à l’entour du gâteau,
C’est le droit du jeu (1), c’est l’affaire. (1) c’est la règle du jeu
Lice (la) et sa Compagne (lI, 7)Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.
Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête, Il faut que l’on en vienne aux coups ;
Il faut plaider, il faut combattre.
Laissez-leur un pied chez vous,
Ils en auront bientôt pris quatre.
Lièvre (le) et la Perdrix (V, 17)Il ne se faut jamais moquer des misérables :
Car qui peut s’assurer d’être toujours heureux ?
Lièvre (le) et la Tortue (VI, 10)Rien ne sert de courir, il faut partir à point
Lièvre (le) et les Grenouilles (lI, 14)Il n’est, je le vois bien, si poltron sur la terre,
Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
Lion (le) (XI, 1) Proposez-vous d’avoir le Lion pour ami, 
Si vous voulez le laisser craître.
Lion (le) abattu par l’Homme (III, 10) Les peintres, les poètes peuvent interpréter à leur façon ce qu’ils veulent. 
Avec plus de raison nous aurions le dessus,
Si mes confrères savaient peindre.
(paroles du lion qui découvre le tableau où un lion immense est représenté, terrassé par un seul homme.)
Lion (le) amoureux (IV, I)Amour, Amour, quand tu nous tiens,
On peut bien dire : Adieu prudence.

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