FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (III/V)

Lion (le) devenu vieux (III, 14)L’expression « Le coup de pied de l’Âne » vient de la fable.
Ah ! c’est trop, lui dit-il, je voulais bien mourir ;
Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes.
Lion (le) et I’Ane chassant (II, 19)On peut tromper par vantardise ceux qui ne nous connaissent pas, mais on est alors doublement la risée des autres. 
Lion (le) et le Chasseur (VI, 2)  (avec le Pâtre et le Lion (VI, 1)La morale est commune aux deux fables : 
La vraie épreuve de courage 
N’est que dans le danger que l’on touche du doigt. 
Tel le cherchait, dit-il, qui changeant de langage
S’enfuit aussitôt qu’il le voit.
Lion (le) et le Moucheron (II, 9)Va-t’en, chétif Insecte, excrément de la terre. …………………………………………………. Quelle chose par là nous peut être enseignée?
J’en vois deux, dont l’une est qu’entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L’autre, qu’aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire.
Lion (le) et le Rat (II, 11)Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi. ……………………………………………; Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.
Lion (le), le Loup, et le Renard (VIII, 3)Messieurs les courtisans, cessez de vous détruire :
Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire.
Le mal se rend chez vous au quadruple du bien.
Les daubeurs ont leur tour, d’une ou d’autre manière :      
Vous êtes dans une carrière 
Où l’on ne se pardonne rien.
Lion (le), le Singe, et les deux Anes (XI, 5)Toute profession s’estime dans son coeur,
Traite les autres d’ignorantes, 
Les qualifie impertinentes,
Et semblables discours qui ne nous coûtent rien. L’amour-propre au rebours, fait qu’au degré suprême
On porte ses pareils ; car c’est un bon moyen
De s’élever aussi soi-même.
Lion (le) malade et le Renard (VI, 14)La moralité qui découle de cette fable serait : les prudents qui se fient à leurs observations évitent les dangers.
Lion (le) s’en allant en guerre (V, 19)Le monarque prudent et sage
De ses moindres sujets sait tirer quelque usage
Et connaît les divers talents.
Il n’est rien d’inutile aux personnes de sens
Lionne (la) et l’Ourse (X, 12)Cette fable montre selon quelles vicissitudes les choses fixées par la loi éternelle s’équilibrent ; d’où il s’ensuit que quiconque souffre du mal qu’il a par ailleurs commis ne doit pas protester. (M. Fumaroli, La Fontaine, Fables, éd. La Pochothèque p. 957)   
Quiconque en pareil cas se croit haï des Cieux, 
Qu’il considère Hécube (1), il rendra grâce aux dieux. (1) épouse de Priam, elle perdit ses enfants, son mari, et eut bien d’autres malheurs…
Loup (le) devenu Berger (III, 3)Quiconque est Loup agisse en Loup ; 
C’est le plus certain de beaucoup.
Loup (le) et la Cigogne (III, 9)La morale non exprimée dans la fable, racontée avec beaucoup d’ironie, est implicite :
Les méchants sont incapables de gratitude, que ceux qui les servent méditent la leçon…
Loup (le) et l’Agneau (I, 10)La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Loup (le) et le Chasseur (VIII, 27)Fureur d’accumuler, monstre de qui les yeux 
Regarde comme un point tous les bienfaits des Dieux,
Te combattrai-je en vain sans cesse en cet ouvrage ? 
Je reviens à mont texte. Il faut que l’on jouisse ;
Témoin ces deux gloutons punis d’un sort commun ;
La convoitise perdit l’un   L’autre périt par l’avarice.
Loup (le) et le Chien (I, 5)Illustration de la liberté
Loup (le) et le Chien maigre (IX, 10) Illustration de :  « Mieux vaut savoir se contenter de ce que l’on a » :
Le chien maigre laisse entrevoir au loup un meilleur régal lorsqu’il aura grossi… et  s’enfuit sans se laisser reprendre : …………………
Lâcher ce qu’on a dans la main, 
Sous espoir de grosse aventure,
Est imprudence toute pure.
Loup (le) et le Renard (Xl, 6)Début : Mais d’où vient qu’au Renard Esope accorde un point 
Ne nous en moquons point : nous nous laissons séduire 
Sur aussi peu de fondement ;  
Et chacun croit fort aisément 
Ce qu’il craint et ce qu’il désire
Loup (le) et le Renard (XII, 9)Début :
D’où vient que personne en la vie
N’est satisfait de son état
Que sert-il qu’on se contrefasse ?
Prétendre ainsi changer est une illusion :
L’on reprend sa première trace
A la première occasion