FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (V/V)

Singe (le) et le Léopard (IX, 3)…………………………. ; ce n’est pas sur l’habit
Que la diversité me plaît; c’est dans l’esprit :
L’une fournit toujours des choses agréables ;
L’autre en moins d’un moment lasse les regardants.
Ô ! que de grands seigneurs au Léopard semblables,
N’ont que l’habit pour tous talents !
Soleil (le) et les Grenouilles (VI, 12)
La fin de la fable invite à voir son côté politique  : Colbert, à cette époque avait de grandes ambitions pour sa descendance…
Que ferons-nous, s’il lui vient des enfants ?
Dirent-elles au Sort, un seul Soleil à peine
Se peut souffrir.
Soleil (le) et les Grenouilles (hors recueil)
Traduction par La Fontaine d’une allégorie latine du père Commire contre les Provinces-Unies, reprise par le père Bouhours
Car si le Soleil se pique, Il le leur fera sentir.
La République aquatique
Pourrait bien s’en repentir.
Songe (le) d’un habitant du Mogol (XI, 4)Pas de morale exprimée :  » Cette fable donne surtout à La Fontaine l’occasion de réorchestrer des thèmes personnels qui courent à travers son oeuvre depuis Adonis, et d’en offrir une synthèse où sa poésie, en quelques vers, s’élève, comme d’un coup d’aile, à son point culminant » (J.P. Collinet, coll. La Pléiade, tome 1, p. 1265)
Quand le moment viendra d’aller trouver les morts,
J’aurai vécu sans soins (1), et mourrai sans remords. 
1 : soucis
Souhaits (les) (VII, 6)
Ils demandèrent la sagesse :
C’est un trésor qui n’embarrasse point
Souris (les) et le Chat-huant (XI, 9)
Il ne faut jamais dire aux gens :
Ecoutez un bon mot, oyez une merveille.
Savez-vous si les écoutants
En feront une estime à la vôtre pareille ?
Souris (la) métamorphosée en fille (IX; 7)
Tout débattu, tout bien pesé,
Les âmes des souris et les âmes des belles
Sont très différentes entre elles ;
Il en faut revenir toujours à son destin,
C’est à dire, à la loi par le  Ciel établie.  
Parlez au diable, employez la magie,
Vous ne détournerez nul être de sa fin.
Statuaire (le) et la Statue de Jupiter (IX, 6)Chacun tourne en réalités,
Autant qu’il peut, ses propres songes :
L’homme est de glace aux vérités ;
Il est de feu pour les mensonges.
Testament (le) expliqué par Ésope (11, 20)Cette fable termine le livre II et évoque les tracas juridiques entre humains, à propos d’un partage entre héritières qui doivent tenir compte des volontés d’un testateur… 
Le peuple s’étonna comme il se pouvait faire
Qu’un homme seul eut plus de sens
Qu’une multitude de gens.
(L’homme dont il est question est Esope lui-même.)
Tête (la) et la Queue du serpent (VII, 17)Malheureux les Etats tombés dans son erreur ! 
Dans un Etat, la fonction du dirigeant ne doit pas être contestée, le peuple doit simplement suivre… 
Thésauriseur (du) et du Singe (XII, 3) Dieu veuille préserver maint et maint financier
Qui n’en fait pas meilleur usage !
Ce sont les deux derniers vers de la fable dans laquelle on voit le singe jeter à la mer pièce par pièce toute la fortune du thésauriseur.
Tircis et Amarante (VIII, 13)Tircis décrit à Amarante le mal dont il souffre, et le nomme : l’amour, mais il n’ose se déclarer. Amarante lui apprend qu’elle connaît aussi ce mal….Tircis espère…..mais, c’est pour un autre qu’Amarante éprouve ce mal .
Il est force gens……….

Qui prétendent n’agir que pour leur propre compte,
Et qui font le marché d’autrui.  
Torrent (le) et la Rivière (VIII, 23)Les gens sans bruit sont dangereux ; Il n’en est pas ainsi des autres.
Tortue (la) et les deux Canards (X, 2)Imprudence, babil, et sotte vanité,   
Et vaine curiosité     
Ont ensemble étroit parentage.      
Ce sont enfants tous d’un lignage.

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