TRACKERS (ETF) : avantages et inconvénients

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En 2016, l’encours des actifs gérés en trackers ou « ETF » (Exchange Traded funds) a dépassé celui en fonds indiciels traditionnels. L’engouement pour cet instrument financier ne se dément pas.
De quoi s’agit-il ?
Un tracker est un fonds qui cherche à suivre l’évolution d’un indice boursier. La différence avec les fonds indiciels traditionnels est qu’il est côté en continu aux heures de bourse (facilité de suivi du cours et de transaction à cours connu).
Quels en sont les avantages ?

 

  • les frais de gestion sont moins élevés que ceux des fonds traditionnels, la gestion étant dite « passive » (reproduction à l’identique d’un indice, pas de choix de valeurs type « stock picking ») ;
  • ils permettent de constituer un portefeuille diversifié en termes d’actifs (actions, obligations, monétaires), de secteurs, de taille de société ou de zone géographique ;
  • ils peuvent être utilisés pour protéger un portefeuille (certains trackers évoluent à l’inverse d’un indice).
Quel en sont les inconvénients ?
Il existe deux formes de trackers :
  • le tracker physique est composé des titres de l’indices suivi;
  • le tracker synthétique est constitué d’un portefeuille d’actions différent de l’indice donné, le gestionnaire  ayant conclu un contrat de swaps de performance (entre celle générée par son portefeuille et celle qu’il doit répliquer, moyennant des frais de swap) pour garantir que la performance du fonds soit identique à l’indice suivi.
Certains trackers utilisent des effets de levier, en recourant à des produits dérivés.

Qu’ils soient physiques ou synthétiques, outre le risque de marché lié à l’évolution de l’indice suivi, les crackers présentent:

  • un risque lié à l’imparfait suivi de l’indice (risque de tracking error),
  • un risque de liquidité (la liquidité étant assurée par des teneurs de marché, en cas de stress sur les marchés, la cotation peut être interrompue),
  • un risque lié au prêt de titres.
Les trackers synthétiques présentent deux risques supplémentaires :
  • le risque dit de collatéral : le portefeuille choisi différent de celui de l’indice à répliquer peut-être moins liquide ou de moins bonne qualité;
  • et celui de contrepartie : la banque émetteur du swap pouvant être exposée à un risque de défaillance.
A l’exception de marchés “exotiques” ou “illiquides”, le mode de réplication physique a tendance à se généraliser. 
Malgré leur apparente facilité d’utilisation, les trackers s’adressent à des investisseurs avertis.
La qualité du promoteur, le volume d’encours gérés, la méthode de gestion, l’analyse des contreparties éventuelles… sont autant d’éléments à prendre en compte pour évaluer un tracker outre le risque de marché.
 
 
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