TIR A L’ARC : un sport de maitrise de soi et de précision

Durant 10 000 ans, le tir à l’arc a été une arme de chasse et de combat. Au XVe siècle avec l’apparition de l’arquebuse, arme à feu ancêtre du fusil, il est devenu une activité de loisir et un sport. Il est inscrit aux jeux olympiques depuis 1900.
Activité individuelle se pratiquant en plein air ou à l’extérieur, le principe est d’envoyer, au moyen d’un arc, une flèche au milieu d’une cible située à plusieurs dizaines de mètres (70m pour la distance olympique).
L’arc moderne, qu’il soit classique ou à poulies (mécanisme démultipliant la puissance), est très sophistiqué avec des composants en carbone ou en céramique.

Il importe que l’archer choisisse un arc adapté à ses capacités et sa morphologie.

Les accessoires tels que la palette (protection des doigts), le bracelet (protection du bras), le plastron (permettant à la corde de glisser) ou le carquois (dans lequel on dépose les flèches) viennent compléter l’équipement. 
Le tir à l’arc est un sport de précision qui nécessite concentration, rigueur et technique.
Une fois le geste suffisamment répété, devenu quasi automatique, vient le moment de la visée.

L’archer se concentre sur la cible avec le regard et le mental.

La tension de la corde relâchée, l’arc ayant basculé et la flèche lancée, l’archer s’investit mentalement pour que la flèche atteigne la partie jaune au centre de la cible.
Maîtrise de soi, résistance au stress, volonté, ténacité, coordination parfaite et équilibre sont clés pour atteindre la régularité de performance.
Pour permettre une coordination parfaite des mouvements et une tension musculaire contrôlée, les deux côtés du corps sont sollicités. Que ce soient les muscles (avant-bras, bras, épaule, tronc et dos) qui tiennent l’arc en position statique ou ceux qui sont du côté de la corde, en position statique et dynamique (lors du décocher de la flèche).
Pour maintenir la stabilité du corps, les muscles des jambes, de la colonne vertébrale et les abdominaux entrent en action.

Accessible à tout âge, le tir à l’arc est contrindiqué aux personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires, d’hypertension non stabilisée, de traumatismes des membres ou d’interventions abdominales récentes.

Outre les bienfaits qu’il apporte à l’esprit (concentration, équilibre, rigueur, résistance au stress, volonté, confiance en soi…) et au corps (renforcement musculaire, endurance, maitrise de la respiration, coordination…), il apprend à respecter les règles du jeu et les personnes. La notion de fair play est importante.
Le tir à l’arc véhicule des images à la symbolique forte.
Améliorer sans cesse son geste, allier précision et rapidité pour atteindre l’objectif, cibler, viser juste, atteindre le cœur de la cible ou tirer dans le mille sont autant d’expressions populaires empruntées à cette discipline.
Vision, technicité, régularité et efficacité sont les mots clés du tir à l’arc.
Activité ludique et sport, il est épargné par la corruption et le dopage. De par la rigueur technique qu’il requiert et les qualités qu’il développe, il permet de mieux s’adapter aux exigences de la vie professionnelle et sociale.
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