DONNEES : comment restaurer la confiance numérique ?

données

La numérisation de la société s’accélérant, la multiplication des usages à titre commercial ou malhonnête entraîne une méfiance de plus en plus grande des usagers vis-à-vis de l’économie numérique. Malgré l’adoption de lois et d’un règlement européen (RGPD), les grands groupes collecteurs de données semblent seuls à même de restaurer la confiance numérique en instaurant de nouvelles pratiques responsables et de partage. 

Qu’est-ce qu’une donnée personnelle ?

Selon la CNIL, il s’agit de « toute information relative à une personne physique identifiée ou qui peut être identifiée, directement ou indirectement (nom, prénom, photo, adresses, numéros de téléphone, carte bancaire, élément d’identification, données de géolocalisation…) ».

Quelles sont les protections juridiques  ?

En France, dès 1978, la loi « Informatique et Libertés » énonce un certain nombre de principes de protection des données personnelles :

CNIL
  • le principe de finalité : le recueil et le traitement des données ne peut se faire que pour un usage déterminé et légitime correspondant aux missions de l’établissement,
  • le principe de proportionnalité : seules sont enregistrées les informations nécessaires et pertinentes pour leur finalité,
  • le principe de pertinence des données : elles doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard des objectifs poursuivis,
  • le principe de durée limitée de conservation des données ou droit à l’oubli : déterminée en fonction de la finalité du fichier,
  • le principe de sécurité et de confidentialité : le responsable du traitement est astreint à une obligation de sécurité pour garantir la confidentialité des données et éviter leur divulgation,
  • le principe de transparence : il s’agit de donner l’information aux personnes de la collecte et du traitement de leurs données,
  • le principe du respect du droit des personnes en informant les intéressés, en garantissant les droits d’accès et de rectification et le droit d’opposition.

Le recueil et le traitement des données dites sensibles (informations faisant apparaître directement ou indirectement origines raciales, opinions politiques, philosophiques religieuses, relatives à la santé ou la vie sexuelle et à l’appartenance syndicale des personnes) sont interdits.

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