DONNEES : comment restaurer la confiance numérique ?

Une défiance numérique généralisée 

Malgré cet arsenal juridique, la défiance est de plus en plus forte vis-à-vis des grandes entreprises qui communiquent peu sur l’usage des données personnelles sources principales de revenus. 

La pression commerciale sur les usagers, ou ciblage publicitaire, étant de plus en plus forte, des stratégies d’évitement se mettent en place (pseudonymes, effaçage des historiques..) et des peurs irrationnelles surgissent.

Les annonces de piratage ou d’utilisation frauduleuse se multipliant, la défiance numérique se généralise.

Les besoins en termes de chartes d’utilisation des données et de garanties techniques n’ont jamais été aussi forts, seuls susceptibles de restaurer la confiance numérique.

La voie du partage et de la réappropriation des données personnelles

Si l’utilisation des données personnelles est aussi importante pour les entreprises ou les administrations pour cibler ou orienter nos décisions, l’usager doit se poser la question de se les réapproprier (self data).

L’usage privé de ses propres données sur le plan de la santé, de l’alimentation ou de la consommation pourrait nous aider à ajuster nos comportements et faire de meilleurs choix pour consommer ou acheter différemment. Le partage du pouvoir des données pourrait restaurer la confiance dans les collecteurs de ces données.

En outre, nous retrouverions de nouvelles marges d’ajustement et d’initiatives grâce à l’usage intelligent de nos propres données et résisterions à la catégorisation statistique issue de leur traitement informatisé…

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