Comment expliquer la BURGERMANIA ?

Burger gastronomique
La burgermania bat son plein dans les grandes métropoles françaises.
Au même titre que la pizza ou le sandwich, le burger est devenu un des piliers du snacking à la française.
1,5 milliards de burgers on été vendus en 2017 contre 2,1 milliards de sandwichs. La consommation du plat importé d’Hambourg à la fin du XIXe siècle par des migrants européens installés aux États-Unis a augmenté de 11 % en 2017 contre une stagnation du célèbre jambon beurre.
En quinze ans la vente de burgers a été multipliée par 13, alors que celle du sandwich a triplé.
Comment expliquer cette frénésie récente après des dizaines d’années d’installation laborieuses des chaines de fast food ?
  • le burger est un plat chaud nourrissant qui est servi et se mange rapidement (les Français disposent en moyenne de 20mn pour manger) avec les mains ;
  • le burger peut se décliner de multiples façons (poisson, poulet, viande, végétarien) ;
  • le burger se consomme à midi ou le soir, contrairement au sandwich beurre seulement au déjeuner ;
  • le burger se mange à présent à la table (75 % des restaurants en proposent sur leur carte);
  • le burger est apparu dans les rayons viande des enseignes de la grande distribution ;
  • le burger est proposé par 75 % des food-trucks ;
  • le burger a connu une montée en gamme : le burger gourmet défendu par de nouvelles enseignes telles que Big Fernand, Bio Burger, King Marcel et plus récemment par les chaines américaines Five Guy’s ou Steak’n Shake connait un succès retentissant ;
  • les chaines de fast food classiques se sont adaptées à cette nouvelle donne développant des concepts de burgers de qualité avec de la viande française, des fromages AOP…
L’offre dite « fast good » a déclenché une réponse très favorable de la génération des jeunes de 18 à 34 ans élevés au Happy Meal, les « millennials« .
La marge de progression semble importante, les Français ne consommant que 14 burgers par an en moyenne contre 20 pour les Britanniques et 30 pour les Américains.
La seule limite, c’est qu’il est physiologiquement difficile de manger tous les jours un burger, qu’il soit haut de gamme, de qualité ou autre…
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