NAPOLÉON : ses chevaux d’exception qui ont fait l’Histoire

Les chevaux « du rang de sa Majesté »

Napoléon affectionnait les étalons de toutes les origines : Autrichienne, Normande, Basque, Limousine, Espagnole ou Arabe.

Les chevaux dits « du rang de Sa Majesté » étaient au nombre de trente, répartis en dix brigades. Leur effectif fut renouvelé plus de trois fois au cours de son règne. Cela représente une centaine de montures impériales, parmi lesquelles certaines atteignirent la célébrité, car favorites de l’Empereur ou montées lors d’une bataille célèbre. Une vingtaine de chevaux sont morts sous lui durant les batailles.

Les chevaux recevaient un surnom attribué par Sa Majesté, en hommage à une victoire gagnée (Marengo, Austerlitz, Wagram), pour marquer leur origine (Calvados, Cid, Cordoue, Sagonte, ou Sélim), leurs qualités ou leurs défauts, tels Bouffon, Conquérant, Extrême, Folâtre, Gracieux, Timide.

Toutes les montures « du rang de Sa Majesté » provenaient des haras impériaux de Saint-Cloud, de Normandie, du Limousin ou du haras du Grand duché de Berg. Ces haras alimentaient les Écuries impériales situées à Paris, Saint-Cloud, Meudon et Viroflay.

Si la presque totalité des peintres d’histoire représente Napoléon chevauchant un arabe blanc, il utilisa aussi des chevaux gris, des pommelés et des alezans. Lors de la campagne d’Égypte (1798-1799), Bonaparte fit la connaissance du cheval arabe qui eut dorénavant sa préférence lui rappelant « les poneys corses et lui permettant de revenir à ses mauvaises habitudes » d’adolescence dans l’île de Beauté.

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