FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (I/V)

11-03-2019

Les Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine sont trois recueils de deux cent quarante trois fables allégoriques de Jean de La Fontaine publiées entre 1668 et 1694. Inspirées de fables d’Ésope, Babrius et Phèdre, elles mettent en scène des animaux anthropomorphes et finissent ou commencent par une morale.

L’auteur y invente un genre où le style et l’esprit plus que le propos se veulent didactiques. Modèle du français classique, ces fables sont utilisées dès le début du XVIIIe siècle comme support d’enseignement par les enseignants et les précepteurs familiaux, puis deviennent sous la Troisième République et jusque dans les années 1950 un incontournable de l’école primaire.

Nous avons extrait la morale de ces fables, qui, étant relatives au comportement et au caractère de l’être humain, ont conservé une valeur quasi intemporelle.

Il s’agit néanmoins d’un encouragement à lire ou relire une ou plusieurs fables dans leur intégralité, car comme le dit La Fontaine dans « Le Pâtre et le Lion » : » Une Morale nue apporte de l’ennui ; le Conte fait passer le précepte avec lui ».

Aigle (l’) et la Pie
(XII, 11 )
Quoiqu’ainsi que la pie il faille dans ces lieux
Porter habit de deux paroisses
Aigle (l’) et le Hibou
(V, 18)
………….N’en accuse que toi
Ou plutôt la commune loi
Qui veut qu’on trouve son semblable
Beau, bien fait, et sur tous aimable.
Aigle (l’) et l’Escarbot
(II, 8)
A cette fable caricaturale de la société du XVIIe siècle, la moralité de la fable « le Lion et le Moucheron » pourrait s’appliquer: entre nos ennemis / Les plus à craindre sont souvent les plus petits
Aigle (l’), la Laie, et la Chatte
(III, 6)
Des malheurs qui sont sortis
De la boîte de Pandore,
Celui qu’à meilleur droit tout l’Univers abhorre,
C’est la fourbe, à mon avis.
Alouette (I’) et ses Petits avec le Maître d’un champ (IV, 22)Ne t’attends qu’à toi seul, c’est un commun Proverbe.
Amour (l’) et la Folie
(XII, 14)
Tout est mystère dans l’Amour,
Article suivant