FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (I/V)

la fontaine
Cheval (le) et l’Ane (VI, 16) En ce monde il se faut l’un l’autre secourir :
Si ton voisin vient à mourir,
C’est sur toi que le fardeau tombe.
Cheval (le) et le Loup (V, 8) Chacun à son métier doit toujours s’attacher.
Cheval (le) s’étant voulu venger du Cerf (IV, 13) Quel que soit le plaisir que cause la vengeance,
C’est l’acheter trop cher, que l’acheter d’un bien
Sans qui les autres ne sont rien.
Chien (le) à qui on a coupé les oreilles (X, 8) Le moins qu’on peut laisser de prise aux dents d’autrui. C’est le mieux.
Chien (le) qui lâche sa proie pour l’ombre (VI, 17) Chacun se trompe ici-bas 
On voit courir après l’ombre
Tant de fous, qu’on n’en sait pas
La plupart du temps le nombre.
Chien (le) qui porte à son cou le dîné de son maître (VIII, 7) Nous n’avons pas les yeux à l’épreuve des belles,Ni les mains à celle de l’or: Peu de gens gardent un trésor Avec des soins assez fidèles.
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Si quelque scrupuleux, par des raisons frivoles Veut défendre l’argent, et dit le moindre mot, On lui fait voir qu’il est un sot. Il n’a pas de peine à se rendre : C’est bientôt le premier à prendre.
Cierge (le) (IX, 12) Tout en tout est divers : ôtez-vous de l’esprit
Qu’aucun être ait été composé sur le vôtre.
Cigale (la) et la Fourmi (I, I) Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant.
Coche (le) et la Mouche (VIl,8) Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.
Cochet (le), le Chat, et le Souriceau (VI, 5) Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine.
Cochon (le), la Chèvre, et le Mouton (VIII, 12) ….Quand le mal est certain, La plainte ni la peur ne changent le destin ; Et le moins prévoyant est toujours le plus sage.
Colombe (la) et la Fourmi (II, 12)
précédée de
Le Lion et le Rat
(II, 11)
sont des fables doubles
Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi,
De cette vérité, deux fables feront foi
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Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.
Combat (le) des Rats et des Belettes (IV, 6) Une tête empanachée
N’est pas petit embarras.
Le trop superbe équipage
Peut souvent en un passage
Causer du retardement.
Les petits en toute affaire
Esquivent fort aisément ;
Les grands ne le peuvent faire
Compagnons (les) d’Ulysse (XII, I) Pas de morale écrite dans cette fable où les hommes ont été transformés en bêtes, et restent volontairement les esclaves de leurs passions, en renonçant à la gloire de belles actions.  
Conseil (le) tenu par les Rats (lI, 2) Ne faut-il que délibérer,
La cour en conseillers foisonne ;
Est-il besoin d’exécuter,
L’on ne rencontre plus personne.
Contre ceux qui ont le goût difficile (II, 1) Les délicats sont malheureux
Rien ne saurait les satisfaire.
Coq (le) et le Renard (II 15) Car c’est double plaisir de tromper le trompeur.
Corbeau (le) et le Renard (I, 2) Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens que celui qui l’écoute.

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