BAOBAB DE GRANDIDIER : un arbre mythique en voie de disparition

Comment se cultive-t-il ?

La culture des baobabs de Grandidier est facile, à la condition de reproduire des conditions de type tropical aride…

  • Pour le semis, tremper les graines dans de l’eau tiède durant 24 à 72 h.
  • Planter ensuite dans des pots remplis de substrat suffisamment profonds pour éviter de devoir rempoter et déranger trop tôt la jeune racine pivotante (sauf pour les exemplaires destinés à devenir des bonsaïs) et mettre à germer à 20-23°C.
  • La plantule apparaît généralement en 15 jours si l’eau de trempage a atteint l’amande, et jusqu’à 2-3 mois dans le cas contraire.
  • Ne pas rempoter avant l’apparition des deux premières paires de vraies feuilles. 
  • En période de végétation, donner une exposition ensoleillée, une température de 20-25°C et des arrosages réguliers mais sans excès.
  • En période de repos, les feuilles tombent et il peut être hiverné à 15°C dans un endroit moins bien exposé avec des arrosages fortement réduits destinés à la conservation des racines.
  • Le rempotage a lieu tous les deux ans au printemps juste avant la reprise de végétation. Les racines peuvent être retaillées pour favoriser le chevelu et réduire la vigueur de la plante (éviter d’arroser durant une semaine).
  • Les baobabs sont peu sujets aux maladies et risquent surtout de pourrir par les racines en cas d’excès d’arrosage.

Son utilisation

Leur bois est impropre à la construction mais peut être utilisé, du fait de leur faible densité, pour la fabrication d’embarcations. Dans le sud de Madagascar, le tronc est parfois creusé pour en faire une réserve d’eau.
Les feuilles sont un appoint de nourriture pour le bétail, les jeunes branches étant coupées et jetées à terre. Cette pratique d’émondage est catastrophique pour la multiplication des baobabs qui ne peuvent pas fleurir et produire de fruits. Les feuilles sont parfois consommées par les humains, fraîches et bouillies comme des épinards, ou séchées, broyées et ajoutées à des sauces, car riches en fer, calcium, protéines, lipides et vitamine A.

Les jeunes racines peuvent être consommées comme des asperges. Les fruits évidés peuvent servir de récipients, être transformés en savon ou en engrais, car riches en phosphates. La pulpe, riche en vitamine C et B 1, est consommée directement ou mélangée avec d’autres ingrédients pour en faire une bouillie épaisse, ou bouillie avec de l’eau pour en faire une sorte de ‘jus de coco’ au goût acidulé, ou encore avec du lait qu’elle fait cailler. Fumée, elle sert de répulsif contre les mouches. Les graines comestibles sont parfois broyées pour en faire de la farine, utilisée pour épaissir les soupes, grillées, ou pressées pour en extraire de l’huile.
Les feuilles, la pulpe et les fibres du fruit ainsi que l’écorce sont utilisées pour soigner diarrhées et dysenterie.

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