FORÊT DES LANDES : l’histoire de la plus grande forêt artificielle d’Europe

Les générations de boisement et la gestion de la forêt

Installées sans cohérence globale, les zones de pins étaient immenses, très denses, les arbres répartis de façon aléatoire.

Au milieu du XXe siècle, le feu dévasta la forêt landaise; le vent d’ouest provenant de l’océan, l’essence des arbres (résineux), la chaleur et la sécheresse du sous-bois étant des facteurs aggravants. L’incendie d’août 1949 consuma des milliers d’hectares entre Bordeaux et Arcachon et fit 82 victimes. En 1950, près de 50 % de la forêt disparut en fumée.

Aussitôt reboisée, la seconde génération de pins fut plantée différemment. Les reboisements rationalisées, les pins furent semés ou plantés en ligne et de grands pare-feux permettent d’éviter la propagation du feu d’une parcelle à l’autre et d’accéder au cœur des pièces de pins en cas d’incendie.

Leur largeur devait être supérieure à la longueur de deux pins couchés, de façon à ne pas transmettre les flammes en cas d’incendie. Des équipements spécifiques de lutte furent construits: tours d’observation, bassins de stockage d’eau, chemins, …

Le nombre d’incendies et leur gravité décrut considérablement depuis les dernières catastrophes des années 1950 et 1960.

Le gemmage disparut peu à peu, face à la concurrence des produits pétroliers se substituant à la colophane et à l’essence de térébenthine. La forêt landaise, gérée mécaniquement, ne génère plus qu’une fraction minime des emplois créés au XIXè siècle entraînant son dépeuplement progressif.

Dans les années 1970, certaines parties de la forêt furent déboisées pour faire place à des exploitations agricoles intensives (notamment pour la culture du maïs, grand consommateur d’eau).temp

En 1999, la tempête provoqua des dégâts considérables dans la forêt des Landes. En 2009, la tempête Klaus créa des chablis coûteux à résorber et propices à la propagation des incendies (60% des arbres furent touchés).

Des remise en cause de la sylviculture apparurent, certains propriétaires tentant de reconvertir leurs terrains (agriculture intensive, production d’énergie solaire…).

Aujourd’hui, la forêt des landes, à près de 80 % privée a une surface d’environ un million d’hectares, dont les 9/10 sont constitués de pins maritimes. Les forêt des vestiges du boisement post-glaciaire constituées de chênes, d’aulnes, se bouleau, se saule, se houx se trouvent au bord des cours d’eau, terrains particulièrement biens drainés.

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