FORÊT DES LANDES : l’histoire de la plus grande forêt artificielle d’Europe

Les questions liées à  la monospécificité de la forête landaise

Monospécifique, la forêt des Landes est fragile face aux aléas climatiques et aux risques de pullulation d’espèces invasives ou déprédatrices (champignons, insectes…). Judicieuse économiquement à court terme, son bilan écologique n’est pas optimal

Cette monoculture entraîne une « podzolisation » du sol (stérilisation de la couche arable du sol par le lessivage systématique des substances nutritives qui s’y trouvent). À une certaine profondeur, les substances emportées se concentrent et forment de l’alios, le sol y est dur et imperméable comme de la pierre.

Comparée aux autres types de forêts, celles composées uniquement de conifères ont une biodiversité très pauvre, car leur litière est toxique. Les résineux sont généralement des arbres pionniers. Dans la nature, la forêt de résineux offre un couvert qui permet, lorsque le climat est favorable, l’établissement de feuillus acidophiles dont la litière n’est pas toxique, ce qui attire une grande biodiversité. Pour restaurer ces sols, les feuillus sont incontournables, ce qui n’est pas le cas actuellement. Les racines de 1ha de pins maritimes aspirent 45 t d’eau de la nappe phréatique par 24 h évapo-transpirée par la partie aérienne de l’arbre.

La disparition d’une partie de ces cultures forestières pourrait restaurer certaines zones humides et l’écosystème.

La forêt des Landes n’en demeure pas moins une incroyable oeuvre humaine de réimplantation forestière à l’impact écologique et éco-touristique majeur.foret-des-landes.jpg