STREET ART : un art de rue démultiplié par le numérique

01-08-2018
Récemment légitimé, voire récupéré par le marché de l’art, le street art connait un fort engouement public et professionnel, démultiplié par l’internet et le numérique.
De quoi s’agit-il ?
Né aux États-Unis dans les années 1970, le street art regroupe les expressions artistiques (images, signatures visuelles) réalisées dans la rue, autres que celles appartenant à l’art graffiti de type writing (signatures de tagueurs ou de graffeurs).
Il s’agit d’un art visuel éphémère, non sollicité.
Assimilé à ses débuts à du vandalisme, le street art se déploie sur les murs, les façades des bâtiments ou les panneaux de signalisation de l’espace urbain.
Revendicatif, collant aux évolutions de la société contemporaine, ludique ou esthétique, il a vocation à provoquer, interpeler et embellir la vie quotidienne des usagers de la ville.
Quelles sont les techniques utilisées par les street artistes ?
–le graffiti : au moyen de bombes aérosol projetant de la peinture de différentes couleurs souvent indélébiles ;
–le pochoir ou « stencil » : feuilles de carton, de métal ou radiographies découpées reproduisant des motifs ou des personnages sur lesquels est « bombée » une couche de peinture;
–le stiker ou autocollant ;
–le street tricot ,« yarn bombing », ou technique du tricot: multiples fils de laine de différentes couleurs ;
–le tape art : rubans adhésifs de déménagement couleur havane (« brown tape art »), toilés et imperméables utilisés par les maçons (« duct tape art ») ;
– les « installations de rue » en trois dimensions, conçues pour être déplacées et ne pas causer de « dommages » à l’espace public.
Un art de rue entré dans les salons
Cet art pour tous, créé dans la rue, exposé à tous les vents est entré dans les galeries et les collections privées. Certaines réalisations de Jean-Michel Basquiat ou de Bansky ont tout simplement été arrachées de leur lieu de création initial pour être vendues aux enchères.
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