TITRES NON COTES : comment organiser au mieux la sortie en l’absence de liquidité ?

Nombre de placements souscrits à des fins de diversification, fiscales ou personnelles ne comportent pas de marchés de revente organisés permettant de faire la liquidité. Une réalisation forcée, à l’issue par exemple d’une mutation de propriété (donation, succession…), se traduit généralement par une décote importante. Organiser à l’avance la sortie d’un titre non coté pas ou peu liquide est primordial pour en tirer la meilleure valeur.

Qu’est-ce qu’un titre non coté ?

Il s’agit d’un titre représentatif d’une part de propriété dans une société (entreprise, société civile ou fonds de placement…) qui n’est pas coté en bourse ou se négocie sur un marché hors cote, de gré à gré.

Cela comprend entre autres :

  • Les actions et les obligations non cotées d’entreprise ;
  • Les parts de sociétés civiles immobilières, de fonds commun de placement immobilier ou à risques ;
  • Les parts de groupements fonciers agricoles, forestiers ou viticoles ;
  • et autres parts non cotées. 

Un titre non coté dispose souvent de contreparties à sa faible liquidité

Il peut comporter :

  • une espérance de valorisation à terme plus élevée (capital risque ou développement, investissement en bas de cycle…) ;
  • un rendement régulier et/ou plus élevé (obligations de PME à haut rendement…) ;
  • Un avantage fiscal en matière d’impôts ou de taxes (défiscalisation sur les revenus ou le patrimoine).

Il peut aussi présenter un caractère atypique répondant à la fois à une logique de diversification et un choix personnel. Il en est ainsi des investissements :

  • relevant du goût et des intérêts de l’investisseur (vins, voitures de collection…) ;
  • participant au développement local ou durable ;
  • soutenant l’innovation (start up dans des domaines d’avenir médicaux ou technologiques).

Huit à dix ans après l’acquisition, si le titre conserve une valeur de cession, la liquidité est généralement organisée par l’émetteur du titre ou la société gestionnaire. Les conditions de sortie ne sont pas négociables et peuvent présenter une forte décote par rapport au prix d’acquisition.

Comment organiser la sortie d’un titre non coté à une échéance et des conditions plus favorables ?

Cela requiert une démarche active de la part de l’investisseur.

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Il devra, tout à la fois :

  • S’assurer du caractère cessible du titre (existence d’un pacte d’actionnaires…) et des conséquences fiscales d’une cession (attendre la maturité fiscale pour les titres de défiscalisation…) ;
  • Recueillir auprès de la société le maximum d’informations sur son activité, son marché, sa situation financière, ses perspectives de développement et de cession ;
  • Évaluer la maturité d’une cession éventuelle (stade de développement de l’entreprise, évènement de liquidité à venir…) ;
  • Procéder à la valorisation du titre (en fonction des dernières cessions, des comparables…) ;
  • Se rapprocher de la société pour proposer son titre à la vente à un prix déterminé (intérêt éventuel des managers ou des actionnaires…) ;
  • Approcher d’autres détenteurs de titres, par exemple lors d’assemblées générales, pour leur proposer ses titres à la vente ou former un pool de détenteurs de titres en vue d’une cession groupée ultérieure ;
  • Élargir la cible d’acquéreurs potentiels.

Quelles sont les principales difficultés à l’organisation de la sortie d’un titre non coté ?

L’absence ou la faible liquidité rend difficile la valorisation, la mise en avant et l’attractivité du titre.Nervous-Investors-L

– la valorisation :

En l’absence de transactions récentes et significatives ou d’informations financières précises sur la société, il est compliqué de valoriser un titre non coté.

Sa valeur vénale dépend autant du stade de développement de la société, de sa rentabilité financière. Sa valeur de sortie (le prix qu’un acquéreur éventuel est prêt à payer en fonction des avantages et contraintes liées à sa détention) peut être différente, nécessitant d’appliquer des abattements tenant compte de la faible liquidité ou de la position d’actionnaire ultra minoritaire.

– la mise en avant des points forts ou des avantages :

La plupart des titres non cotés présentent des avantages fiscaux, un rendement financier attractif et régulier, des opportunités de croissance et de valorisation, un attrait particulier…  

Une expertise financière et/ou fiscale peut être utile pour les mettre en exergue.

– l’élargissement de la cible d’acheteurs potentiels :

La démarche de cession est souvent une démarche de proximité (dirigeants, actionnaires, conseils proches…) aux possibilités limitées. Il peut être judicieux de proposer ses titres à la vente à une audience ciblée plus large en recourant à des intermédiaires spécialisés disposant d’un large réseau d’acheteurs potentiels.

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À quels facilitateurs de cession de titres non cotés peut-on recourir ?

L’investisseur pourra trouver avantage à solliciter :

  • un expert ou un intermédiaire financier spécialisé à des fins d’expertise et de valorisation ;
  • une place de marché numérique telle qu’asset market, apportant une solution « tout-en-un » à l’achat/vente de titres non cotés : aide à la valorisation, mise en relation avec des experts, mise en valeur des points clés et large spectre d’acheteurs potentiels. 

Page d'accueil site asset market

Si organiser la sortie d’un titre non coté parait indispensable pour en tirer le meilleur prix, cela suppose que son détenteur mène une démarche active délicate sans expertise financière et un large réseau d’acquéreurs potentiels. 

Aller plus loin :

Asset market, la place de marché des actifs non cotés

 

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