BAC PHILO: le programme en séries générales

philosophie

L’enseignement de la philosophie en terminale  des séries générales est défini au bulletin officiel du 19 Juin 2003.

L’objectif  est de favoriser l’exercice réfléchi du jugement et offrir une culture philosophique initiale en particulier

  •  développer l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle,
  • former des esprits autonomes, avertis de la complexité du réel et capables de mettre en œuvre une conscience critique du monde contemporain.

Le programme de philosophie est limité à quelques notions, auteurs et repères:

 Les notions définissent les cinq champs de problèmes, cadre pour l’apprentissage de la réflexion philosophique, fondé sur l’acquisition de connaissances rationnelles et l’appropriation du sens des textes. Leur traitement doit faire ressortir leurs liens organiques de dépendance et d’association.

Les repères précisent et enrichissent l’étude méthodique des notions. Ce sont des distinctions lexicales opératoires en philosophie, constitutives d’une culture philosophique élémentaire.
Par exemple, la distinction cause/fin peut être impliquée dans l’examen des notions de vérité, d’histoire, de liberté, d’interprétation, de vivant, ou la distinction idéal/réel peut intervenir dans celui des notions d’art, de religion, de liberté, de bonheur, etc.

Les sujets donnés à l’épreuve écrite du baccalauréat portent sur les notions et  les problèmes qu’elles posent. Les sujets peuvent recouper divers champs, présentent un caractère élémentaire et au moins une des notions du programme doit être clairement identifiable par l’élève dans leur formulation. Ils ne prennent pas directement pour objet les repères  qui servent à mieux comprendre le sens et la portée d’un problème et à le traiter.

philosophie

L’étude d’œuvres des auteurs majeurs est un élément constitutif de toute culture philosophique. Il s’agit d’enrichir la réflexion de l’élève sur les problèmes philosophiques par une connaissance directe de leurs formulations et de leurs développements. Deux œuvres au moins sont étudiées en série L, prises dans des périodes distinctes, et une au moins dans les séries ES et S.

Platon ; Aristote ; Épicure ; Lucrèce ; Sénèque ; Cicéron ; Épictète ; Marc Aurèle ; Sextus Empiricus ; Plotin ; Augustin ; Averroès ; Anselme ; Thomas d’Aquin ; Guillaume d’Ockham.
Machiavel ; Montaigne ; Bacon ; Hobbes ; Descartes ; Pascal ; Spinoza ; Locke ; Malebranche ; Leibniz ; Vico ; Berkeley ; Condillac ; Montesquieu ; Hume ; Rousseau ; Diderot ; Kant.
Hegel ; Schopenhauer ; Tocqueville ; Comte ; Cournot ; Mill ; Kierkegaard ; Marx ; Nietzsche ; Freud ; Durkheim ; Husserl ; Bergson ; Alain ; Russell ; Bachelard ; Heidegger ; Wittgenstein ; Popper ; Sartre ; Arendt ; Merleau-Ponty ; Levinas ; Foucault.

Les deux exercices philosophiques à l’écrit sont :

La dissertation est l’étude méthodique et progressive des différentes dimensions d’une question donnée.

À partir d’une première définition de l’intérêt de la question et de la formulation du ou des problèmes qui s’y trouvent impliqués, l’élève développe une analyse suivie et cohérente de ces problèmes, nourrie d’exemples et mobilisant les connaissances et les instruments conceptuels acquis.

L’explication s’attache à dégager les enjeux philosophiques et la démarche caractéristique d’un texte de longueur restreinte.

En interrogeant de manière systématique la lettre de ce texte, l’élève précise le sens et la fonction conceptuelle des termes employés. Il met en évidence les éléments implicites du propos et décompose les moments de l’argumentation, sans jamais séparer l’analyse formelle de la compréhension de fond du problème traité. Il précise et interroge l’intérêt philosophique de la position construite et assumée par l’auteur.

Ces exercices doivent reposer sur une expression simple et nuancée, des termes précis et pertinents. Ils permettent de former et de vérifier l’aptitude de l’élève à utiliser les concepts élaborés et les réflexions développées, ainsi qu’à transposer dans un travail philosophique personnel les connaissances acquises (notions et œuvres). La maîtrise des repères aide l’élève à analyser et comprendre les sujets et les textes et à construire un propos conceptuellement organisé.
Il est demandé à l’élève de réfléchir de façon élémentaire, d’assumer de manière personnelle la responsabilité de la construction et du détail de son propos.

Les capacités à mobiliser reposent sur les acquis de la formation scolaire antérieure :

  • introduire un problème,
  • mener un raisonnement,
  • apprécier la valeur d’un argument,  
  • exposer et discuter une thèse pertinente par rapport à un problème bien défini,
  • rechercher un exemple illustrant un concept ou une difficulté,  
  • établir ou restituer une transition entre deux idées,
  • élaborer une conclusion. 
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