PLEINE CONSCIENCE : comment l’atteindre pour réduire stress et anxiété ?

pleine conscience

Dans le bouddhisme, l’état de pleine conscience permettrait d’atteindre la libération, l’éveil spirituel. Dans un monde où tout s’accélère, où les sollicitations et les stimulations se multiplient, la méditation de pleine conscience nous aiderait à ralentir et réguler notre humeur. La pratiquer une demi-heure par jour réduirait significativement le stress et l’anxiété, certaines rechutes dépressives et régulerait l’humeur.

Qu’est-ce que la pleine conscience ?

Moins une technique qu’une façon d’être, il s’agit de la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on axe intentionnellement son esprit sur le moment présent, l’expérience vécue, sans filtre ni jugement.

L’attention est ciblée sur ses sensations, sa respiration ou tout autre phénomène psychologique (douleur, bien-être) ou non-ciblée, en ouvrant sa vigilance et ses sens, aux éléments de l’instant présent dès et comme ils apparaissent (bruits, pensées, souvenirs, température ambiante, projets, sentiments, position du corps …).

La pleine conscience est une « conscience sans objet », dépourvue d’engagement dans les pensées. Non verbale, elle est corporelle et sensorielle. L’esprit, placé en position d’observateur, ne réfléchit pas et n’élabore pas.

Nous faisons tous l’expérience de la pleine conscience de façon fugace lorsque nous sommes concentrés et relaxés (observation d’un coucher de soleil, d’un feu de cheminée, lors d’une promenade en forêt…). 

Méditer en pleine conscience, c’est mettre fin au flot incessant d’idées, aux jugements, aux préjugés, aux illusions, aux concepts ou influences, dont on a même plus conscience et qui biaisent notre capacité de perception.

Quels en sont les effets ?

Se libérer des idées préconçues permet de voir les choses telles qu’elles sont. On se concentre de manière plus intense sur des sensations fines ou des gestes plus infimes. On apprend à se détendre. On est plus lucide, car dégagé des entraves du jugement. L’accumulation de stress s’efface pour laisser place au calme intérieur, à la sérénité. 

La focalisation de la conscience sur le ressenti « ici et maintenant » est bénéfique à la régulation cognitive et émotionnelle :

  • amélioration de l’évaluation de la douleur et des symptômes psychologiques ;
  • identification de l’émergence des pensées négatives que l’on peut arrêter avant qu’elles dégénèrent en cycles prolongés de rumination ;
  • constitution d’un espace mental à ses émotions négatives, non amplifiées ou réprimées, permettant d’en reprendre le contrôle ;
  • réduction du niveau de stress chez les patients souffrant de maladies graves ;
  • traitement des affections comme les troubles anxieux, du sommeil, alimentaires ainsi que le stress lié au diabète, les acouphènes ;
  • aide pour arrêter de fumer ou pour les femmes confrontées au stress périnatal ;
  • traitement de certains graves troubles de la personnalité autodommageables ;
  • développement d’attitudes d’acceptation, de recul et d’engagement empêchant la rechute dans les abus de substance ou la dépression.

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