MATHEMATIQUES : une désaffection synonyme de péril national ?

Hormis quelques brillants représentants titulaires de prix prestigieux (médailles Fields…), la France connait une désaffection croissante pour les mathématiques. 
Plus largement, dans les filières scientifiques et l’enseignement des mathématiques, les vocations sont en chute libre. 
Les budgets consacrés à la recherche fondamentale étant basés sur les effectifs prévisionnels, l’appauvrissement de notre pays en termes de compétences scientifiques semble quasi inéluctable.
Une grande mobilisation nationale ne semble pas à l’ordre du jour. Or, nous n’avons jamais eu autant besoin de mathématiciens.
MathématiquesEn effet, la révolution amorcée par la convergence des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) est gourmande en cerveaux mathématiques maniant des algorithmes de plus en plus complexes.
L’algorithme (suite d’instructions finies pour résoudre un problème donné), porté au pinacle par les grandes sociétés technologiques, est devenu le plus puissant moteur de transformation économique. Après avoir trouvé ses premiers développements dans la finance et l’industrie culturelle, il connaît de nombreuses applications dans la quasi totalité des secteurs économiques.
La capacité d’un pays à suivre les avancées technologiques dépend de sa capacité à démultiplier les vocations pour les mathématiques sans en dénaturer l’enseignement fondamental.
Rendre les mathématiques plus pratiques ou plus « accessibles », en limitant le maniement des notions abstraites et l’entraînement au raisonnement, n’est qu’un pis aller.
Baisser le niveau général pour enrayer la chute des vocations trouvera à un moment ses limites …
Un plan d’urgence pour redonner la bosse des mathématiques au plus grand nombre n’a jamais été autant d’actualité !
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