Le réveillon du Nouvel An, ou réveillon de la Saint-Sylvestre, consiste à fêter l’arrivée de la nouvelle année en veillant jusqu’à minuit, le 31 décembre. D’où vient cette coutume, qui était saint Sylvestre, et comment célèbre-t-on le réveillon du Nouvel An à travers le monde ? Voici l’histoire et les traditions du réveillon du Nouvel An, de Rome à Tokyo.
La date du 31 décembre est celle du calendrier grégorien, adopté en 1582 pour corriger la dérive du calendrier julien. Contrairement au réveillon de Noël, souvent familial, celui du Nouvel An se fête volontiers entre amis, même si, au Japon par exemple, il reste une fête de famille.
Qui était saint Sylvestre ?
Sylvestre Ier fut pape de 314 à sa mort, le 31 décembre 335 : c’est pourquoi on fête la Saint-Sylvestre ce jour-là. Son pontificat coïncide avec la paix de l’Église, sous l’empereur Constantin, qui met fin aux persécutions et fait bâtir les premières grandes basiliques de Rome. Les légendes du Moyen Âge lui attribuent de nombreux miracles, dont la guérison et le baptême de Constantin. Il fut l’un des premiers saints vénérés sans être mort en martyr.
D’où vient la tradition du réveillon du Nouvel An ?
À Rome, l’année consulaire commence le 1er janvier dès le IIe siècle avant J.-C., et le calendrier julien, instauré par Jules César, dictateur et non empereur, confirme cette date en 45 avant J.-C. Le mois de janvier doit son nom à Janus, le dieu à deux visages des portes et des commencements, qui regarde à la fois l’année passée et l’année nouvelle. Les Romains échangeaient ce jour-là des vœux et de petits cadeaux, les strenae, qui ont donné le mot étrennes.
En France, l’année n’a pas toujours commencé le 1er janvier : selon les régions, elle débutait à Noël, à Pâques ou au 25 mars. C’est l’édit de Roussillon, signé par Charles IX en 1564, qui fixe le début de l’année au 1er janvier dans tout le royaume.
Le réveillon du Nouvel An à travers le monde
Avec les fuseaux horaires, les îles du Pacifique, comme Kiribati, entrent les premières dans la nouvelle année, et Auckland, en Nouvelle-Zélande, est la première grande ville à la fêter. Sydney suit de près, avec un célèbre feu d’artifice au-dessus de la baie, puis viennent Tokyo, Paris, Londres, Rio de Janeiro et New York.
- France : on partage un dîner de fête, avec du champagne, du foie gras et des fruits de mer, on s’embrasse sous le gui à minuit et l’on échange ses vœux et ses bonnes résolutions. Les fêtes se terminent avec l’Épiphanie et la galette des rois.
- Espagne : à chacun des douze coups de minuit, on avale un grain de raisin, pour s’assurer douze mois de chance.
- Royaume-Uni : les douze coups de Big Ben, à Londres, sont suivis d’un grand feu d’artifice sur la Tamise. En Écosse, à Édimbourg, on fête le Hogmanay ; selon la coutume du first-footing, la première personne à franchir le seuil d’une maison après minuit doit apporter la chance.
- États-Unis : à New York, depuis 1907, la foule de Times Square suit la descente d’une immense boule lumineuse, qui commence sa chute à 23 h 59 et touche le bas à minuit. Dans les années 1980, elle a même été remplacée par une pomme, en clin d’œil au surnom de la ville, la Grosse Pomme.
- Brésil : sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, des millions de personnes, souvent vêtues de blanc, assistent au feu d’artifice. À São Paulo, la course de la Saint-Sylvestre, la Corrida de São Silvestre, a lieu chaque 31 décembre depuis 1925.
- Japon : le réveillon, ōmisoka, se passe en famille autour d’un bol de nouilles de sarrasin, symbole de longue vie. À minuit, les cloches des temples bouddhistes sonnent 108 coups, et l’on se rend les jours suivants dans un sanctuaire pour la première prière de l’année.
D’autres cultures fêtent le Nouvel An à une autre date, comme le Nouvel An chinois ou Norouz, le Nouvel An perse.
Que manger au réveillon du Nouvel An ?
Composez votre repas de fête avec notre menu de réveillon à la carte et nos recettes de Noël. Pour le dessert, essayez notre saint-honoré du Nouvel An ou un gâteau au champagne, et faites le tour du monde avec nos gâteaux du Nouvel An, comme la vasilopita grecque ou le kagami mochi japonais.
Le réveillon du Nouvel An reste l’occasion de resserrer les liens, de tourner la page de l’année écoulée et d’aborder la nouvelle avec de bonnes résolutions.
Citation :
« Car les mots de l’an dernier appartiennent à la langue de l’an dernier, et les mots de l’an prochain attendent une autre voix. »
T. S. Eliot, Little Gidding, Quatre Quatuors (1942), traduction libre