UN GRAND PEINTRE, UN CHEF D’ŒUVRE : CLAUDE MONET, IMPRESSION, SOLEIL-LEVANT

impression

Son art

Sa technique

Grand travailleur qui n’hésite pas à défier la météo pour pratiquer sa passion. Monet est selon sa formule « un homme que rien au monde n’intéresse que sa peinture, son jardin et ses fleurs ? ». Éternel insatisfait, il va détruire de nombreuses toiles à la fin de sa carrière pour « veiller à sa réputation d’artiste ».

Le premier contact avec le motif revêt pour lui une importance primordiale. Il prend le pinceau en main et « commence brusquement à couvrir une toile blanche de plaques de couleurs qui correspondent aux taches colorés que lui donne la scène naturelle entrevue ». Dès la première séance, la toile doit être couverte autant que possible sur toute son étendue. Sur une toile ébauchée, Monet peint à « pleine pâte, sans mélange, avec quatre ou cinq couleurs franches, en juxtaposant ou superposant les tons crus ». Le lendemain, il revient sur les lieux et complète la première esquisse, accentue les détails s’accentuent, précise les contours. Ainsi, sur une toile qui a bénéficié de deux séances, les traits sont nettement plus rapprochés et le sujet commence à prendre forme. Un tableau doit être poussé aussi loin que l’artiste le juge nécessaire, lui seul pouvant déterminer le moment à partir duquel il est impossible d’aller plus loin. Il accorde aussi beaucoup d’importance aux détails. Ses tableaux comme Le Bassin aux nymphéas, harmonie verte, ou harmonie rose révèlent plus de 70 000 touches par mètre carré.

Son style

Le peintre Eugène Boudin l’initie aux paysages. Les membres du groupe des impressionnistes (Monet, Renoir, Sisley, Pissarro)  vont s’autoinfluencer. Claude Monet appréciait beaucoup le travail d’Eugène Delacroix, Turner, John Constable et celui d’Édouard Manet.

Son travail est marqué par l’art japonais (estampes de Hiroshige et Hokusai). Sa salle à manger de Giverny était d’ailleurs décorée d’estampes japonaises. 

Monet souhaitait saisir le réel dans « la mobilité de ses lumières changeantes ». Il s’intéressait aux effets de lumière changeant suivant les heures et les saisons et essayait d’en restituer les sensations premières. Il réfléchissait à la mise en scène pour représenter au mieux la mouvance de la lumière.

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