UN GRAND PEINTRE, UN CHEF D’ŒUVRE : VAN GOGH, LA NUIT ÉTOILÉE

Vincent Willem Van Gogh, né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert (Pays-Bas) et mort le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise est un peintre et dessinateur néerlandais. Son œuvre naturaliste, inspirée par l’impressionnisme et le pointillisme, annonce le fauvisme, l’expressionnisme et le symbolisme.

Sa vie en résumé

Vincent Willem Van Gogh est le fils aîné d’un pasteur de l’Église réformée et de la fille d’un relieur de la cour du Duché de Brabant. Dans la famille Van Gogh, les hommes sont pasteurs ou marchands d’art depuis le XVIe siècle.

La famille de Van Gogh mène une vie simple et laborieuse, le jeune Vincent est un enfant sérieux et pensif.

À l’âge de 16 ans, il quitte la maison familiale pour devenir apprenti chez le marchand d’art Goupil & Cie à La Haye, filiale créée par son oncle.Vincent_van_Gogh_January_1873-cropped

À la mi-mai 1875, il rejoint le siège parisien. Choqué de voir l’art traité comme une marchandise, il s’en confie à des clients et est licencié en avril 1876. Se sentant une vocation spirituelle et religieuse, il devient animateur méthodiste en Angleterre, voulant « prêcher l’Évangile partout ». Il échoue aux examens pour être pasteur et devient prédicateur laïc partageant les difficultés, la misère de ceux auprès desquels il prêche. Il consacre à ce moment sa vie aux mineurs et à leur famille.

En 15 novembre 1880, il s’inscrit à l’Académie royale des beaux-arts. Son frère, Theo est nommé gérant de la succursale de Goupil & Cie à Paris et décide de subvenir aux besoins de son frère. Au cours de l’été 1882, il commence la peinture à l’huile et exécute tableaux et dessins qu’il envoie à son frère Théo. Les vingt mois passés à La Haye (1882 -1883) sont décisifs. Il réalise qu’il doit rompre avec les conventions morales de son milieu social et qu’il ne mènera jamais une existence normale. La peinture est l’unique remède à son profond sentiment de détresse. Son talent se révèle alors : il peint deux cents tableaux à la palette sombre et aux coups de brosse expressifs.

Vincent propose à Théo d’échanger ses versements contre ses tableaux.

Theo_van_Gogh_May_1878-cropped Sa peinture prend un nouvel élan, sa palette devient plus claire et colorée, ses coups de pinceau plus nets. En février 1886, il se rend à Paris. Il fréquente Toulouse-Lautrec, Émile Bernard et rencontre, par l’intermédiaire de son frère, les impressionnistes Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Il se lie avec Paul Signac.

Dans un climat artistique parisien bouillonnant, il s’essaye au néo-impressionnisme, à la profondeur psychologique du portrait, au cloisonnisme. Régénéré par cette modernité, son état physique et mental s’aggravant du fait de la malnutrition, du surmenage, des insomnies et de son penchant pour l’absinthe, il quitte Paris en février 1888 pour Arles.

Il débute alors sa production arlésienne, parcourant la région et peignant paysages, scènes de moissons et portraits. Il multiplie les séries, rêve d’une communauté d’artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches. Il commence à travailler avec Paul Gauguin jusqu’à une dispute violente, Van Gogh étant retrouvé dans son lit l’oreille gauche tranchée.

En mai 1889, il quitte Arles pour l’asile d’aliénés de Saint-Paul-de-Mausole. Malgré son mauvais état de santé, il reste très productif, ses peintures de l’époque étant caractérisées par des remous et des spirales (dont la Nuit étoilée). Théo rencontrant le docteur Paul Gachet sur les recommandations de Pissarro, après lui avoir rendu visite à Paris, Van Gogh s’installe à Auvers-sur-Oise fréquentée par les peintres paysagistes de l’école de Barbizon, et les impressionnistes.

Ami de Paul Cézanne et des peintres impressionnistes et lui-même peintre amateur, le docteur Gachet veille sur Van Gogh. Il y passera les 70 derniers jours de sa vie, du 20 mai au 29 juillet 1890. Au sommet de sa maîtrise artistique, il va alors peindre 70 tableaux sur la vie paysanne et l’architecture de la commune. Vers la fin juillet 1890, l’instabilité mentale de Vincent Van Gogh reprend et le 27 juillet 1890, il se tire un coup de revolver dans la poitrine. Son frère Théo, malade, meurt le 25 janvier 1891 à l’âge de 34 ans. Ils sont enterrés côte à côte au cimetière d’Auvers sur Oise.

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