NOTRE-DAME DE PARIS : les fascinantes gargouilles et chimères

La cathédrale Notre Dame de Paris est dotée de gargouilles et de chimères remarquables de part leur inspiration, leur esthétique et leur fonction utilitaire ou symbolique.

Les gargouilles

Datant du Moyen Âge, les gargouilles de Notre-Dame ont une fonction première utilitaire, celle d’évacuer l’eau de pluie de la toiture. Placées aux extrémités des conduits d’écoulement des eaux, dépassant dans le vide, elles évacuent les masses d’eau loin des murs de la cathédrale.

Pour éviter les longues pentes dans les chéneaux et réduire chaque chute d’eau à un mince filet d’eau, elles ont été peu à peu multipliées devenant plus fines et plus décorées. Elles prennent généralement la forme d’animaux fantastiques, voire effrayants.

Les principales sources d’inspiration sont les bestiaires, dont le plus connu, Physiologus, ouvrage du IIe siècle, qui donne aux animaux, réels ou imaginaires une signification chrétienne. Vers la fin du XIIIe siècle, les gargouilles devenant plus élaborées, des figures humaines ont remplacé les modèles d’animaux. Celles situées sur les grands arcs-boutants du chœur sont particulièrement remarquables.

Repoussant symboliquement le mal, les gargouilles sont les gardiens de l’édifice contre les démons et les pêcheurs.

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